100 ans de la naissance d’Yvette Horner : “Jusqu’à mon dernier jour, ce sera l’icône”

Les accordéonistes tarbais Daniel Epi, Michel Lagalaye et François Cerisier ont donné ce jeudi un concert en hommage aux 100 ans d’Yvette Horner dont ils continuent à faire vivre le répertoire, quatre ans après sa mort.

“100 ans ça se fête.” C’est l’âge qu’aurait eu Yvette Horner ce jeudi 22 septembre. Décédée le 11 juin 2018, la flamme de l’accordéoniste tarbaise qui repose au cimetière St-Jean est toujours vive parmi les musiciens bigourdans. Ainsi de Michel Lagalaye, Daniel Epi et François Cerisier qui ont joué de ses morceaux ce jeudi soir, dans le théâtre de verdure de la nouvelle Place au bois. Parmi ces titres, deux standards: “Mon Tour de France” et “La marche des mineurs”. “On continue à jouer ses chansons sur scène. On a grandi avec ce répertoire, se remémorent-ils. C’est normal de lui rendre hommage. on est à Tarbes, elle est née ici. Tous les accordéonistes se sont inspirés d’elle.”

Une “Tarbaise qui aimait sa ville et qui restera à jamais dans nos cœurs” comme la décrira Gérard Trémège. Yvette Horner s’était d’abord illustrée au piano avant que sa mère ne la détourne de l’instrument au profit de l’accordéon dont elle deviendra championne du monde, avant que le Tour de France ne la consacre totalement auprès du grand public. “C’était déjà une vedette quand nous avons débuté l’accordéon, avouent les musiciens bigourdans. Quand elle faisait le Tour de France sur le toit de sa traction, quelle que soit la météo… C’était une vraie virtuose qui savait choisir ses compositions mais qui avait aussi une rage, une endurance, une ténacité. Elle en mettait plein la vue, avec son style.”

Michel Lagalaye se rappelle d’ailleurs en avoir pris plein les mirettes lorsque avec son orchestre il avait accompagné la reine de l’accordéon sur la scène des fêtes du vin de Gaillac, grâce à l’entremise de Daniel Epi, alors entrepreneur de spectacle. “Elle était en bleu, blanc, rouge, mais finalement très humble. C’était un phénomène, une des rares qui tirait sur ses soufflets au maximum, à se rapper la main sur le sol. C’était une institution. Jusqu’à mon dernier jour, ce sera l’icône.” Un héritage toujours bien vivant selon Daniel Epi: “Même les jeunes qui démarrent aujourd’hui l’accordéon connaissent Yvette Horner…”

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