75 milliards et des effets secondaires : Bourla fuit l’audition par les eurodéputés

Prends l’oseille et tire-toi

C’est rien de dire que les eurodéputés sont en colère contre la multinationale et ses dirigeants : l’UE a balancé 75 milliards pour des injections au mieux douteuses, au pire dangereuses.

C’est l’archi-corrompue Leyen qui a dealé ce braquage avec Bourla. Dans ce jeu de haut vol, dans tous les sens du terme, les députés du Parlement ne pèsent rien : c’est la Commission, non élue, qui a la main. Les autres ne sont là que pour entretenir le petit théâtre de la démocratie.

 

 

– La Rédaction d’E&R –


 

Lundi 10 octobre, le Parlement européen organisait sa seconde audition avec les représentants de l’industrie pharmaceutiques qui ont travaillé sur le développement des vaccins anti-Covid-19. Parmi les personnalités que les députés européens souhaitaient auditionner, Albert Bourla, président directeur général de Pfizer était très attendu. Ce dernier a cependant décliné cette demande d’audition, préférant envoyer à sa place Janine Small, présidente régionale de Pfizer, responsable du développement des marchés internationaux.

 

L’Union européenne a acheté des vaccins au géant pharmaceutique Pfizer pour un montant de 75 milliards d’euros. Parmi tous les vaccins autorisés en urgence contre le Covid-19, le Comirnaty de Pfizer est celui qui a été le plus largement déployé en population générale en Europe.

Plus d’un an et demi après le début de la campagne de vaccination mondiale, les très nombreuses questions qui demeurent sur les vaccins, mais également sur les contrats passés entre la Commission européenne et le laboratoire, ont conduit les parlementaires européens à demander à plusieurs responsables de l’industrie pharmaceutique, dont le président directeur général de Pfizer Albert Bourla, de se présenter pour être auditionné à Bruxelles par la commission spéciale du Parlement européen sur le Covid.

Cette demande d’audition du PDG de Pfizer faisait suite aux conclusions du 12 septembre 2022 de la Cour des Comptes européenne qui n’a pas hésité à dénoncer les conditions anormales de négociation de contrats (paragraphes 35 à 39 du document).

En l’absence d’Albert Bourla qui a décliné la demande d’audition, c’est Janine Small qui a représenté le laboratoire Pfizer. À la question de l’eurodéputée Sara Cerdas (Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen) de savoir si l’absence d’Albert Bourla était due au rapport de la Cour des comptes européenne, Mme Small a tenu à la rassurer en déclarant : « Je me tiens à votre disposition, je peux vous garantir que ce n’est pas lié au rapport de la Cour des comptes ». Puis cette dernière a affirmé être la « mieux placée » pour répondre à toutes leurs interrogations. Une réponse qui n’a pas convaincu les eurodéputés qui n’ont pas hésité à montrer leur mécontentement face au désistement d’Albert Bourla.


L’opacité autour des contrats d’achats de vaccins de Pfizer

Très attendue sur la question des SMS échangés entre la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Lyen, et le PDG de Pfizer, Janine Small, tentant de banaliser cette pratique pour la justifier, a déclaré :

« Pendant la pandémie, nous avons tous télétravaillé et par conséquent, je suis sûre que monsieur Bourla a fourni son numéro de téléphone pour pouvoir échanger avec des dirigeants à travers le monde y compris moi-même… j’ai pu le faire et nous avons pu échanger sur la situation. Concernant votre question, précisément la négociation d’un contrat de ce type, vous avez parlé de 1,8 milliard de doses… négocié par SMS, je peux vous dire catégoriquement : ça n’a pas été le cas. Je vous le dis parce que j’ai moi-même participé à toutes les négociations début 2020. Des procédures très claires sont prévues avec des méthodes très claires chez Pfizer, mais aussi dans les institutions, avec les autorités, les différentes organisations. Il y a une équipe énorme qui travaille des deux côtés pour négocier tous les aspects complexes contenus dans un tel contrat. Ce n’est pas possible, je peux vous l’assurer de mener ces négociations par SMS ».

Si elle a admis l’existence de ces SMS sans pour autant donner le nombre échangé, une statistique que les députés européens réclamaient, mais qu’elle ne détient pas, Mme Small a cependant nié catégoriquement la négociation des contrats via ce canal de communication, inapproprié pour mener des opérations aussi complexes, selon ses dires.

 

Sur la question des contrats signés entre la Commission européenne et le laboratoire Pfizer, les députés ont demandé à avoir connaissance de l’ensemble des documents. Ce à quoi Mme Small a répliqué qu’ils « sont disponibles pour les eurodéputés ». Une réponse qui a exaspéré les parlementaires qui se sont empressés de dénoncer l’opacité des documents dont de très nombreuses parties ont été noircies pour demeurer confidentielles.

Beaucoup de questions laissées sans réponse

Face aux très nombreuses questions des députés européens, Janine Small est demeurée très évasive dans la très grande majorité de ses réponses. Peinant à affronter les eurodéputés chauffés à blanc, elle a eu toute la difficulté du monde à offrir des réponses précises et convaincantes. L’impatience était lisible chez nombre de parlementaires comme M. Marc Botenga (Le groupe de la gauche au Parlement européen) lorsque ce dernier, agacé, a fini par demander des réponses par « oui » ou par « non », et ce afin d’obtenir des informations concrètes.

Sur la question de la composition des vaccins, Janine Small n’a apporté aucune information susceptible de satisfaire les eurodéputés. Également présent à l’audition, Franz Werner Haas, Président directeur général de CureVac qui a développé le vaccin avec Pfizer s’est contenté de répéter qu’en matière de sécurité, CureVac était très exigeant.

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