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Le président du conseil général au salon de Montrouge

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Le salon de Montrouge a démarré il y a quelques jours et ce salon de plus en plus renommé attire des personnalités de premier plan dans notre petite ville !

Mercredi 2 mai, le président du conseil général, Patrick Devedjian a remis la médaille du département à Eponine Momenceau, lauréate du prix du conseil général des Hauts-de-Seine, à l'occasion du vernissage du 57e Salon de Montrouge.

Selon Pierre Malachin, Éponine Momenceau, jeune artiste vidéaste, réalise des films en Super 16 mm où ces deux conditions intrinsèques au cinéma – le temps et la lumière – sont la matière première d’une oeuvre qui tient autant de l’expérimentation que de la contemplation. Utilisant les propriétés et les accidents de la pellicule avec virtuosité pour mieux en révéler l’éventail des possibles, du flou à la netteté, de l’éblouissement à l’obscurité dans un enchaînement de séquences habilement montées. Cet univers fantasque qui défile sous nos yeux comme autant de formes parfois abstraites, sculptées dans la lumière, nous place tantôt dans une désorientation sensorielle tantôt dans la reconnaissance et l’identification de situations, de formes, de silhouettes ou d’objets qui se transforment en de délicates chimères colloïdales. Au delà de ce jeu visuel lumineux, les séquences figuratives où l’on décèle architecture publique aseptisée et êtres évoluant hagards et muets au sein d’un monde déréalisé, intercalé d’images de la nature à la lumière mystérieuse, vient renforcer ce sentiment d’une dimension parallèle. Ce monde exotique, qu’Éponine arpente armée de sa caméra qui saisit son errance, est d’évidence un voyage au pays des hallucinations mais s’inscrit surtout dans une longue histoire de l’expérimentation cinématographique où la vision et la restitution du réel est un prétexte à l’adoption d’un point de vue critique sur ce que l’on voit et sur ce que l’on sait.momenceau-2

Éponine Momenceau utilise dans son oeuvre ce prétexte pour nous offrir une lecture sensible et réenchantée du voyage ou plutôt de l’errance, de ces pertes de temps de notre quotidien qui nous oblige à l’attente inactive d’un bus, d’un train ou bien encore prisonnier d’un trajet.
L’attente se transforme alors sous son objectif en de multiples occasions de regarder ce qui nous entoure, de contempler poétiquement le décor qui l’entoure au travers du prisme kaléidoscopique des jeux de lumière. Ce vaet- vient entre réel et imaginaire accidentel où le film agit en filtre du décor nous invite à ralentir, à regarder, à s’extasier face à la beauté qu’Éponine concède à partager avec nous le temps d’un voyage. Cette fragmentation du réel se retrouve par ailleurs dans ses photographies, autre medium dont l’existence n’est possible que par la lumière et le temps, où nous sont présentés des prélèvements de l’ordinaire de la vie. Celles-ci renforcent le fait que la simplicité du familier ou du banal que l’on a sous les yeux peut se révéler extraordinaire pour peu que l’on s’abandonne à l’imagination, que l’on soit prêt à lâcher prise, à troubler notre vision pour élargir les possibilités de perception de la vie que nous avons.

L'artiste est né en 1985 et travaille à Paris. Une vidéo a été réalisée à l'occasion de sa désignation par Monsieur Devedjian ! Voir la vidéo !

 

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