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Municipale 2014

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Philippe Ponge réagit à un article paru sur le blog de Joël et nous fait partager sa vision de la politique du moment.

http://montrougemieuxsansmetton.eklablog.com/montrouge-mieux-avec-a103395877

Bonjour, beau retour de Joël sur la scène politique locale et pour ces futures élections municipales à Montrouge.

Concernant l'article mentionnant les écologistes de Montrouge (voir le lien ci-dessus et autres sur ce blog), je dois préciser que comme dans tout groupe, des militant.es défendent des orientations difficiles à comprendre pour essayer de se placer dans le futur jeu politique local. Le fameux " donnez-nous [enfin surtout à moi !] le pouvoir de faire ".

L'attrait du pouvoir et le pouvoir lui même bien sûr entrainent parfois certain.es à démobiliser un groupe entier à force de stratagèmes bien plus pervers sur le long terme que la défense franche et directe des valeurs et objectifs de la politique défendue. L'intérêt est simplement de négocier des postes contre un logo attendu par tel ou tel parti en mal de crédibilité. Et sur ce point notre blogueur pourrait témoigner...

 

Sur le fond de l'article précédent les mesures politiques citées impacteraient négativement je le pense aussi certaines prérogatives des communes, la politique de proximité ou les capacités des collectivités locales à investir. Elles posent aussi le problème du financement des transferts de compétence. Notons que l'acte 3 a été découpé en trois textes, que ceux-ci restent en cours de modification suite aux mobilisations, et qu'un excellent exposé-débat avait été organisé par ATTAC Montrouge pour développer notre vigilance.

Toutefois dans les projets cités certaines propositions sont je pense à valoriser : le transfert de gestion des fonds structurels européens à la région, une gestion des transports respectant les différentes formes de mobilité, une évolution concrète pour une transition énergétique sociale et créatrice d'emploi, une politique du logement plus homogène, la péréquation dans les territoires.

Ainsi pour Montrouge l'abandon du Plan Climat Énergie souhaité et acté par notre maire récemment est navrant, tout comme son obstruction historique au développement des déplacements à vélo, mais je pourrais encore citer exclusivement sur ces sujets la non-valorisation des aides européennes, une politique du logement clientéliste détruisant la mixité sociale historique locale et le dépassement budgétaire prévu concernant les dépenses énergétiques de nos bâtiments publics (+ ~33% = + 516.000 €).

En terme de solidarité, un exemple en cours est par ailleurs à considérer : Vénissieux (le Sarcelles local) n'aurait à priori que très difficilement pu sortir de sa situation catastrophique sans le soutien d'un Grand Lyon, certes différent.

 

Ainsi je suis convaincu qu'au-delà des rejets parfois globaux et légitimes il est important de faire une analyse détaillée des textes, d'en extraire les éléments positifs et de faire des contre-propositions sur les points de blocage pour gagner en crédibilité et en avancées constructives. On sait aujourd'hui par retour d'expériences que beaucoup d'intercommunalités ont permis des économies par la mutualisation des moyens, par des économies d'échelle, en permettant aussi parfois de donner aux décisions locales des prérogatives plus importantes. Ainsi même si la spécificité des territoires nécessite de la souplesse et une libre acceptation des mesures, une nouvelle orientation avec des avantages liés semble souhaitable.

Sur ce thème une des priorités de la prochaine mandature municipale me semble être notre future intégration à la communauté d'agglomération de Sud-de-Seine (Clamart, Bagneux, Clamart, Fontenay-aux-Roses). Beaucoup plus cohérente géographiquement et en terme d'échelle que la toute petite intercommunalité actuellement en place entre Montrouge et Châtillon.

Cette priorité ne pourra évidemment s'opérer sans un changement d'orientation politique municipale en 2014, et après étude bien entendu des enjeux et des contraintes liées.

 

Par ailleurs il est vrai qu'à trop souvent mélanger le national et le local, à être dans une opposition systématique, ou à croire qu'une idéologie spécifique est seule capable de créer un monde plus juste, certain.es donnent l'impression de ne pas vouloir proposer aux montrougien.nes une alternative crédible pour gérer notre ville vraiment autrement - au-delà des partis classiques donc.

Une alternative pragmatique à l'aune de la transition sociétale actuelle devrait rassembler, même les militant.es historiques de différents partis à la condition d'une analyse objective des échecs du passé. Cela permettrait aussi de maintenir le peu d'intérêt des montrougien.nes pour une politique d'extrême droite alors que celle-ci se développe ailleurs par dépit et défi dans un contexte de crises multiples.

La fin logique de l'utopie d'une croissance éternelle et exponentielle* dans un monde fini nous invite à innover urgemment (*elle est en effet exprimée en % sur l'année précédente indéfiniement).

 

Une alternative adaptable immédiatement dans le cadre de nos institutions consiste à impliquer concrètement les citoyen.nes dans les décisions qui les concernent.

Décider par nous-mêmes et pour nous-mêmes localement puis plus largement, ainsi donner une direction collectivement choisie à la transition inexorable que nous vivrons, au lieu de la subir.

Actuellement aucun groupe engagé ou en passe de l'être à Montrouge n'est en cohérence réelle avec cette volonté.

Dans l'espérance que Joël tout en gardant son idéologie légitime, oriente au mieux son énergie dans cette nouvelle approche démocratique au sens littéral du terme, au-delà de son intérêt historique pour cette nouvelle forme de gouvernance.

 

Pour ma part plutôt disparaitre de la scène locale au niveau de ces élections que de négocier des places et faire de la politique comme celles pratiquées actuellement. Je l'ai prouvé à plusieurs niveaux en interne chez EELV, et encore aujourd'hui localement par une exigence ferme sur cette priorité auprès d'autres groupes politiques.

Ceci dans une logique cohérente : comment puis-je prétendre que le pouvoir ne me transformera pas à l'instar de toutes les autres personnes qui m'ont précédées ? Comment puis-je développer cet objectif prioritaire dans des niveaux encore plus liés aux pouvoirs si une base ne valide pas cette démarche et la mette en pratique progressivement mais dès le départ ?

 

La seule voie différente et crédible pour s'occuper des affaires publiques est donc à mon sens d'impliquer les citoyen.nes au-delà des militant.es traditionnel.les, et d'établir en amont des règles simples que les représentant.es - imposé.es par le régime de la Vème république - ne pourront enfreindre sans grandes difficultés et révélation publique.

Militer vers la réussite de cet objectif pour 2014 et pour la suite est donc ma priorité mais je reste présent pour d'autres causes urgentes et bien accueillies, comme certain.es l'ont constaté au marché ou ailleurs.

 

Enfin, pour les plus intéressé.es l'espoir est d'autant plus permis que les groupes politiques locaux ne sont constitués que d'un très petits nombres de militant.es engagé.es réellement (une vingtaine maxi pour les plus gros partis), que les idées nécessaires à une alternative sont développées localement depuis plusieurs années, que notre ville a une superficie et une population raisonnables facilitant la diffusion des idées et les rassemblements, que comme ailleurs les électrices et électeurs en on assez des partis politiques, près d'1 électeur sur 2 ne vote plus : + de 40% d'abstentionnistes à l'élection municipale de Montrouge en 2008.

Le fait que ce pouvoir municipal démontre régulièrement son peu d'intérêt pour une démocratie active pourrait enclencher une dynamique par réaction.

Par ailleurs les faits suivants évoqués de mémoire et non exhaustifs devraient aussi nous éveiller à prendre davantage d'intérêt à la vie publique financée par nos impôts :

- les places en crèche ou autres services d'accueil de la petite enfance entre autre n'ont pas été adaptés à l'accroissement de la population locale (1/3 de plus en 15 ans) ;

- des structures sportives municipales sont saturées depuis des années, des solutions sont proposées mais les subventions vont au privé ; il faut aussi se lever tôt pour les séjours de vacances pour nos enfants ;

- l'ouverture des lieux culturels aux artistes locaux n'est que très épisodique et sélective ;

- l'emploi local, l'initiative associative, le développement des commerces, l'économie sociale et solidaire ne sont pas favorisés alors que paradoxalement les bureaux vides continuent de se construire et que de nombreuses boutiques restent fermées ; encore une raison d'évoluer, le taux de défaillance des entreprises est supérieur ici par rapport à la moyenne départementale ou même régionale ;

- les services publics à Montrouge sont toujours plus délégués et moins adaptés aux besoins ;

- les employé.es municipaux en coulisse manifestent leurs mécontentements de traitement et la non concertation ;

- la capacité de se loger à coûts raisonnables n'est pas maitrisée ni développée, d'anciens locataires sont poussés hors Montrouge pour développer les nouvelles constructions très onéreuses ;

- certaines dépenses sont pointées par la cours des comptes (piscine +710% sans compter les réparations effectuées depuis et récurrentes dans un avenir proche), d'autres dépenses semblent tout autant irresponsables ;

- la police municipale a davantage comme mission de dresser des contraventions de stationnement que de prévenir l'incivisme de certain.e ou de créer des liens avec les personnes en difficulté ;

- les éducateurs ou éducatrices de rue sont simplement absent.es de notre ville, les animateurs de squares n'en ont que le nom ;

- les horaires d'ouverture de la piscine au public ne tiennent pas compte des contraintes des salarié.es ;

- courir épisodiquement au stade municipal est payant (70 €), idem pour jouer à la pétanque ;

- les places publiques sont des lieux vides et froids sans végétations, ni bassins, ni réflexion pour des lieux intergénérationnels ; la population n'est évidemment pas consultée ;

- la transparence des données administratives détaillées est très limitée, les conseils municipaux pourraient être filmés ;

- l'isolement de quartiers en difficulté est accru architecturalement et socialement ;

- les avancées s'obtiennent par des combats difficiles et bénévoles ou par les voies juridiques : ATSEM dans toutes les classes de maternelles, liberté de culte, métro, centre de sécurité social local ;

- le scandale du parc Boileau et du bâtiment privatisé après préemption, les platanes de la rue Louis Rolland ou encore l'abandon de la valorisation des carriers de Montrouge montre un mépris du patrimoine ;

- et j'en oublie bien entendu, ou en omet faute d'avoir réuni des pièces suffisantes face à un pouvoir parait-il très enclin aux procès tant ceux-ci sont payés par nos deniers.

 

Au Danemark les citoyen.nes et même les immigré.es français paient les impôts les plus élevés au monde sans s'en plaindre car les aides et services gratuits sont à la hauteur de leurs attentes dans leur vie quotidienne.

Alors que les recettes sont importantes, le budget de fonctionnement (75 millions d'€) de notre ville et sa rationalisation doivent donc être mis au service de la population en accord avec celle-ci. La simple observation d'autres villes dites en transition devrait palier au manque d'imagination d'un maire en place depuis trop longtemps (20 ans) ; même très proches, de gauche ou de droite, à Bagneux ou Issy-les-Moulineaux des modèles d'éco-quartier par exemple auraient pu inspirer la municipalité.

Avec la diminution évidente des possibilités urbaines de construire dans la cinquième ville la plus dense de France, les recettes liées aux droits de mutation vont s'amoindrir et les possibilités d'imposer aux promoteurs des contraintes sociales ou de services municipaux intégrés disparaissent au quotidien ; c'est dommageable.

 

Bref, la politique locale pratiquée a permis des avancées pour notre ville à l'instar de toutes les villes de première couronne ces dernières années, mais aujourd'hui il est temps d'écouter les suggestions et idées de la société civile, professionnelle, commerçante et administrative et ainsi anticiper la société à venir.

Pour finir, toute situation de crises entraine par définition un changement : on peut l'espérer positif si l'on n'attend pas l'urgence pour réagir et notre première possibilité d'action se situe au niveau local.

 

Je suis très heureux à ce jour d'avoir contribué très activement à quelques faits concrets pour les montrougiens (entre autre) et de pouvoir militer depuis trois ans sur le terrain sans discontinuité et librement, car bénévolement* (*il faut le signaler pour certain.es qui l'ignorent).

Sincèrement, Philippe Ponge - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - 01 40 92 17 17 -

Montrougien depuis 1998 - Professeur de tennis pour le SMTC - Arbitre de tennis - Diplômé du CNAM en finance - Gérant de kiosque - Assistant de fabrication en imprimerie - Aide moniteur équestre - Petit fils de Francis Ponge.

Mise à jour le Mercredi, 27 Novembre 2013 00:46  

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