Didier Perraud : « les Internationaux féminins de la Vienne révèlent les talents »

Didier Perraud : « les Internationaux féminins de la Vienne révèlent les talents »

Co-directeur du tournoi et président du comité départemental, Didier Perraud, dresse un bilan très positif de l’édition 2022 des Internationaux Féminins de la Vienne.

Quel bilan faites-vous de cette édition des IFV ?

« La semaine a été excellente. Après le retour suite au Covid l’an passé, nous avons eu une édition complète cette année, sans contraintes sanitaires malgré le risque toujours présent, avec un temps printanier, un plateau de haut niveau et des matchs très relevés. Nous sommes une terre de révélation de talents avec deux jeunes notamment, Petra Marcinko et Alexandra Eala. »

Qu’en est-il de l’affluence ?

« Nous avons eu une journée record le mercredi. C’était le deuxième jour des seizièmes de finale, avec un tableau magnifique concocté par notre juge-arbitre Sosthène Le Camus, et des tribunes pleines l’après-midi. Nous avons aussi eu quasiment 500 personnes pour les demi-finales tout comme pour la finale où les tribunes étaient relativement garnies dès les doubles. »

Comment expliquez-vous cette hausse de fréquentation ?

« Nous avons encore mieux communiqué cette année à travers notre site internet, les réseaux sociaux, ainsi que la presse locale et régionale. Avec sept joueuses dans le top 100 mondial, le tableau faisait envie. Lorsque l’on a des talents qui se révèlent, comme Alexandra Eala, 17 ans, et Petra Marcinko, 16 ans, le public adore. »

Est-ce que la hausse du dollar va avoir un impact sur le budget de cette édition ?

« Non car pour le prize money, le niveau du dollar était défini à une date fixée en début d’année où il nous était plutôt favorable. Nous sommes sur une neutralité mais cela aurait pu effectivement avoir un impact. »

« On met beaucoup d’engagement pour que tout le monde se sente bien à Poitiers »

Qu’en est-il du projet de réfection des cours du comité ?

« L’objectif est de les refaire le plus tôt possible. Cette année, cela n’a pas pu avoir lieu pour des raisons de montage juridique et je ne voulais pas que l’on refasse les terrains sans pouvoir refaire ce qu’il y a autour, la toiture et l’isolation de la halle. Nous avons donc fait le choix de ne pas prendre de risque cette année. On travaille sur le dossier avec les services de l’état, la municipalité, Grand Poitiers, le département, la région et tous les acteurs impliqués dans le dispositif comme la FFT sur les dalles équipement. L’objectif est de parvenir à trouver une articulation qui nous permette à la fois de financer ces travaux et de les caler dans une période la plus proche possible, en 2023 ou 2024. »

La surface sera-t-elle différente de celle actuelle, réputée pour sa vitesse ?

« Cela restera le même type de revêtement, une résine sur dur. Notre choix de refaire les surfaces est fait, la commande est engagée mais, techniquement, on ne l’a pas encore mise en place. »

Quel est le budget consacré à ces investissements ?

« Tout dépend si nous faisons le photovoltaïque ou non, mais les travaux se situent dans une tranche entre 700.000 et 1,4 M€. C’est conséquent. Pour les IFV 2023, il y aura peut-être les surfaces de refaites, voire davantage, mais il est trop tôt pour en être certain. »

Cela sera-t-il compliqué de réunir l’année prochaine un plateau d’une aussi grande qualité ?

« Je pense que l’on a mis les ingrédients pour y parvenir. Le calendrier des tournois internationaux féminins sur le sol français est maintenant bien aligné, avec le WTA 125.000 $ de Rouen la semaine précédente, l’ITF 80.000 $ de Poitiers qui est le plus gros ITF de France et l’ITF 60.000 $ de Nantes qui s’enchaîne derrière. Il y a une vraie cohérence géographique et on voit bien qu’une partie des joueuses qui sont à Rouen vont à Poitiers et à Nantes. On a une tournée européenne qui est plutôt bien assise en octobre. On espère que l’on va renouveler ce schéma. Les retours des joueuses, des coachs et des accompagnateurs sont très positifs en ce sens. On met beaucoup d’engagement, de bénévoles, de convivialité pour que tout le monde se sente bien à Poitiers. La plupart des joueuses nous disent espérer revenir l’année prochaine. Certaines ne le pourront cependant pas car elles auront alors un classement bien meilleur qu’aujourd’hui. »

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