Féminicide de Florence à Tarbes en 2020 : le meurtrier présumé, Thierry Prat, s’est donné la mort en prison

Le meurtrier présumé de Florence Gandil, morte sous les coups de son compagnon en avril 2020 à Tarbes, s’est donné la mort le dimanche 23 octobre à la maison d’arrêt de Tarbes. Le procès, prévu en 2023, n’aura pas lieu.

La perspective du procès tant attendu par la famille de la victime s’évanouit. Thierry Prat, meurtrier présumé de Florence Gandil, morte sous les coups de celui qui était son compagnon le 1er avril 2020 rue Ingres à Tarbes, s’est donné la mort à la maison d’arrêt de Tarbes le dimanche 23 octobre. Une information de nos confrères de France Bleu Béarn, confirmée par le parquet de Pau.

Thierry Prat, 56 ans, devait comparaître devant les assises des Hautes-Pyrénées en 2023 pour le meurtre de Florence, une employée de banque âgée de 50 ans , mais aussi pour avoir agressé à l’arme blanche les policiers qui sont intervenus au domicile de sa victime pour procéder à son interpellation. Il avait alors retourné l’arme contre lui et s’était tranché la gorge. Plongé dans le coma pendant trois semaines, il avait été mis en examen par la juge d’instruction du pôle criminel de Pau dans sa chambre d’hôpital à Tarbes.

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Un désastre judiciaire

Pour l’avocat de la famille de Florence,  Thierry Sagardoytho, nous sommes face à un véritable désastre judiciaire. ” Je suis atterré de constater le décès de cet homme en maison d’arrêt, alors qu’il avait effectué plusieurs séjours en unité spécialisée, et qui, en janvier 2022, a fait part de conditions carcérales auxquelles il avait du mal à faire face au sein de la maison d’arrêt de Tarbes, et que personne n’a écoutées.”

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De plus, l’avocat dénonce une instruction anormalement longue ( deux ans et demi), pour un dossier qui ne présentait pas de difficulté majeure. Et d’exprimer son indignation face au manque de communication de la juge d’instruction. ” Elle n’a même pas eu l’élégance de décrocher son téléphone pour me prévenir, ne serait-ce par respect pour la famille en deuil. Au final, cette famille traumatisée n’aura pas le procès qu’elle attendait.” 

” Madame Gandil”

Diagnostiqué en état dépressif, Thierry Prat avait enchaîné les séjours entre maisons d’arrêt et l’Unité hospitalière spécialement aménagée (Uhsa) de Toulouse. Lors d’une reconstitution réalisée sur les lieux du crime en 2021, il avait déclaré ne plus se souvenir de ce qu’il s’est passé, et parlait de “Madame Gandil”, lorsqu’il évoquait celle qui a partagé sa vie pendant près d’un an et demi.

De plus, il avait engagé des poursuites judiciaires à l’encontre des policiers qui l’ont interpellé.  S’il avait partiellement reconnu les faits, Thierry Prat n’a jamais expliqué ce qui a déclenché une telle violence à l’encontre de Florence. Une question à laquelle la famille de la victime espérait obtenir une réponse, qui ne viendra jamais.

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