Hautes-Pyrénées : les centres thermoludiques ne sont pas égaux face à la hausse de l’énergie

Avec le temps estival qui règne sur ces vacances de la Toussaint, le thermoludisme reste sur l’excellente dynamique de fréquentation entamée depuis les vacances d’été. Mais doit composer avec la hausse de la facture énergétique…

Avec la hausse générale du coût de l’énergie, les établissements thermaux des Hautes-Pyrénées ne sont pas logés à la même enseigne, avec, d’un côté, ceux qui captent de l’eau thermale chaude (Bagnères, Cauterets, Capvern, Luz) et de l’autre, ceux qui disposent d’une source d’eau froide qu’il convient de chauffer (Argelès-Gazost, Saint-Lary).

À Cauterets, avec une facture énergétique qui représente 3 % du chiffre d’affaires, toutes les économies sont bonnes à prendre.« Entre les tarifs d’hiver et d’été, on a déjà pris cher en janvier.Les fermetures aux horaires où il y a peu de monde, les sèche-linge à vapeur préchauffés à l’eau thermale ou encore les ampoules led nous ont permis d’économiser à fin septembre, 400 000 kWh mais on a quand même une facture en hausse de +86 000 € et on sera à +150 000 € à la fin de l’année.À part fermer l’établissement, on ne peut rien faire de plus.Et encore, on a la chance de ne pas chauffer l’eau qui sort à 60 °C », déplore Benoît Bayle.

Ce qui n’est pas le cas des thermes de Saint-Lary où, « malgré un été favorable et un plan de sobriété qui fonctionne bien, nous avons cette année 10 % de charges d’énergie sur l’exploitation.La problématique est que malgré une économie d’énergie de 15 %, la facture a grimpé de 55 %.Grâce à une chaudière à gaz qui sera reliée à une chaudière à bois, on va réduire les charges à 4-6 % du CA mais après, à part des projets structurants (isolation, géothermie, etc.), on ne peut pas faire plus », pointe Rudy Campos. Idem aux Thermes d’Argelès-Gazost où malgré les économies d’énergie, la facture d’énergie affiche une hausse de 80 %.« J’ai remis en place un plan de sobriété énergétique (éclairage, chauffage, sensibilisation du personne, etc.) qui porte ses fruits.On est dans l’obligation de nouveaux modes de fonctionnement et on réfléchit au photovoltaïque.La géothermie n’est pas psossible chez nous mais on essaye de capter la chaleur de l’eau qu’on a chauffée et que l’on jette.On gère la crise sur le court terme avec les moyens qu’on a », confieson directeur Alain Laguerre.

A contrario, Barèges échappe à la hausse.« Avec un coût énergétique de 0,4 % du CA, on va être moins impacté.L’établissement a été refait en 2007 et on utilise désormais une pompe à chaleur.Notre eau captée à 47°C nous permet de chauffer nos bâtiments.Et on a aussi un contrat sur trois ans avec le SDE65 », explique son directeur, Christophe Fabre. A Bagnères, ce sont les investissements engagés dès 2014 (géothermie, isolation, leds, …) mais aussi des contrats avec des prix bloqués qui permettent faire baisser la facture de 316000€ (2019)à 175000€ (2022), soit une économie de 45 %.

Lien source : Hautes-Pyrénées : les centres thermoludiques ne sont pas égaux face à la hausse de l'énergie