Hautes-Pyrénées. Zéro Déchet : ne pas jeter grâce à la Gratiferia

Réduire sa production de déchets commence à devenir vital. Le Festival Zéro Déchet, 3e du nom, vise non seulement à nous sensibiliser mais surtout à nous proposer des solutions, par exemple pour ne pas jeter produits et vêtements, mais les échanger à la Gratiferia.

La première question qui se pose est de savoir ce que signifie “Gratiferia”. Le concept est né en Argentine, à Buenos AIres très précisément, et gratiferia veut tout simplement dire foire gratuite. Complètement gratuite. “Oui”, confirme Sira Petchot, animatrice coordinatrice à la MJC de Vic-en-Bigorre, organisatrice de l’événement qui se tiendra samedi 1er octobre de 11 h à 18 h, rue Barrère de Vieuzac, dans les locaux de la MJC, “il n’est pas question de troc ou d’échange, l’idée est que les gens emmènent ici tous les objets dont ils n’ont plus l’utilité, lesquels retrouveront une seconde vie auprès de leurs nouveaux propriétaires. On y trouve aussi beaucoup de plants.” Bien entendu, ce n’est pas une “déchèterie bis” où l’on vient déposer tout et n’importe quoi pour s’en débarrasser… “Non, les objets qui sont déposés, que ce soient des vêtements, du petit électroménager, des accessoires de décoration, en résumé tout ce dont on ne se sert plus, doivent être en bon état, nous le vérifions lors du dépôt, et nous pesons l’ensemble des dépôts.” Et comme le concept est participatif, ce sont les “déposeurs” qui vont eux-mêmes déposer leurs objets dans les rayonnages prévus à cet effet. Avant de, peut-être, choisir d’autres objets, dont ils auront, cette fois, l’utilité.

50% des objets repartent

Avec l’expérience, elle n’en est pas à sa première gratiferia (la MJC de Vic en organise 2 par an), Sira estime que le volume moyen des dépôts tourne autour d’une tonne. “Et ce qui est intéressant, c’est que 50% des articles déposés repartent pour une autre vie. Ce qui ne repart pas est remis à des associations caritatives, comme le Secours Populaire, Récup’Actions ou Emmaüs, et l’infime part des objets qui n’ont pas trouvé preneur, nous les déposons en déchèterie pour y être recyclés.” Et puis, au-delà de l’aspect “zéro déchet” qui permet à tous ces objets de ne pas terminer à la benne, il y a surtout de la convivialité. “C’est important, c’est un lieu de rencontre et d’échanges. Très souvent, les gens qui viennent déposer n’ont pas forcément prévu de rester. Et puis ils font quand même un tour dans les rayons, trouvent un objet, retrouvent des connaissances, en font d’autres, les dialogues s’installent. C’est très ouvert, d’ailleurs, il n’est pas nécessaire de déposer des objets pour accéder à la gratiferia, n’importe qui peut venir, voir et se servir.” A découvrir aussi, sur le site, pendant la gratiferia, un atelier vannerie. Mais attention, vous risquez d’y prendre goût…

Au programme

Tout au long du festival, le Symat, Les Z’Héros Déchet, Artpiculture et une trentaine d’associations partenaires proposent des animations et des ateliers, partout dans le département. En voici quelques unes au menu de ce vendredi, le programme complet peut être consulté sur le site du Symat. Des ateliers au lycée Marie-Curie, mais aussi chez Solidar Meubles, pour apprendre à relooker ses meubles, chez Biocoop à Tarbes et à Juillan, mais aussi au Petit Théâtre de la Gare à Argelès-Gazost. Sans oublier la soirée “low tech” au Cac de Séméac, de 18 h 30 à 21 h, avec la projection du film “L’éclosion low tech”, dont les réalisateurs seront présents et animeront un débat à l’issue, avec un apéritif “zéro déchet” offert !

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