La grève des profs (qui ont collaboré à la répression sanitaire sur les enfants)

Ce titre un peu dur est, selon nous, le résumé de la problématique enseignante.

On ne rentrera pas dans le détail des syndicats de profs et de parents d’élèves pour ou contre les revendications annoncées, mais on insistera sur l’étonnante soumission de l’ÉducNat à la répression sanitaire des années 2020-2021 : non seulement les enseignants et les directeurs d’établissements dans leur écrasante majorité ont accepté, sans sourciller, les injonctions délirantes du gouvernement, mais ils ont parfois été plus loin encore, réclamant plus de mesures de protection – c’est-à-dire de répression – sur les enfants, sur nos enfants.

Eux qui étaient si prompts à manifester, s’opposer, crier, là, plus rien, plus un bruit, plus un cri, ou si peu, et vas-y que j’te masque les mômes, et vas-y que je te ferme toute la classe pour un seul d’entre eux qui coule du nez, et vas-y que j’accepte les cours en distanciel, qui préfiguraient pourtant la fin de la classe, la fin de l’école. Vous avez dit collaboration, vous avez dit suicidaire ?

Difficile avant le jour J de prévoir l’ampleur du mouvement chez les enseignants. Dans le primaire, les maîtresses et les maîtres ont l’obligation de prévenir 48h00 en avance qu’ils seront en grève. Les familles ont dû être prévenues au plus tard mardi soir. Ce n’est pas le cas dans le second degré. Un enseignant gréviste n’a aucune obligation de prévenir à l’avance le ou la principal(e) du collège ou le directeur(-trice) du lycée. Même si le budget 2023 prévoit 935 millions d’euros pour revaloriser les salaires des enseignants, le thème des salaires est sensible et pourrait conduire à une mobilisation notable dans l’éducation. (La Dépêche)

Pour prévenir toute révolte dans la salle des profs, le ministère a lâché 935 millions de revalorisation pour les 800 000 enseignants, soit 1 000 balles par tête de pipe, une espèce d’achat de la paix civile… Mais c’est pour 2023, et en politique, la perspective d’un an, c’est très loin, presque de la science-fiction. Il peut se passer tellement de choses, en Macronie…

Il y a un message à faire passer aux profs, qui pensent encore qu’une journée de grève peut changer quelque chose à l’agenda mondialiste du Great Reset, qui prévoit entre les lignes la destruction progressive des services publics à la française.

On l’a vu avec la sécurité (un flic nous a dit « il y a 20 ans, on pouvait encore contrôler la délinquance, maintenant, c’est foutu »), avec l’hôpital, ce sera bientôt le tour de l’école, qui est déjà en sous-effectifs. Et c’est pas prêt de s’arrêter, vu la crise des vocations et le niveau des mômes issus de familles déjà bien déculturées (ou désocialisées), déglinguées par la crise ultime du capitalisme. Et la seule solution que le capitalisme trouve à ses propres contradictions, après avoir bien essoré les pauvres et les moyens pauvres, c’est la guerre.

 

On ne tombera donc pas dans le discours anti-profs (même si beaucoup relaient sans réfléchir la doxa socialo-sioniste antifrançaise), comme on ne tombe pas dans le discours anti-flics (même si beaucoup d’entre eux ont tabassé leurs frères en jaune), parce que la désagrégation de ces grandes institutions que sont l’Éducation et la Police est une décision politique dictée par le pouvoir profond. Qui joue sur le chaos, la peur, et in fine la répression. Les Gilets jaunes n’étaient qu’un avant-goût.

 

Rappelons avant cette énième mobilisation que la CGT a appelé à voter Macron par deux fois.



Et voici la déclaration de la CGT juste après le 2e tour 2022 :

L’extrême droite a été battue dimanche, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie et pour nos libertés individuelles et collectives. (…)

La CGT saura rapidement rappeler au Président et à son nouveau gouvernement qu’il existe une opposition majoritaire à ses projets notamment d’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans rejeté par près de 70 % de la population.

Cinq mois plus tard, on en est là :

« Ils n’ont qu’une idée en tête c’est détruire, détruire, détruire »

On apporte un bémol à la contestation avec cette information qui concerne la réforme des retraites :

 

On rappelle qu’en février 2021 le patron de la CGT s’est dit « favorable à la vaccination » dans l’entreprise, pour protéger les salariés.

Devant la résistance à l’injonction vaccinale, Martinez et la CGT reculeront en septembre 2021 en se disant contre le pass sanitaire et contre la vaccination obligatoire, mais toujours pour la vaccination.

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