Le rappeur Kaaris placé en garde à vue pour violences sur son ex-compagne Linda

Le rappeur Kaaris, accusé de violences par son ex-compagne, a été placé en garde à vue mercredi matin en Essonne, en banlieue parisienne, a indiqué le parquet d’Evry. Kaaris, rappeur de Sevran (Seine-Saint-Denis) âgé de 42 ans qui a connu le succès avec la sortie de son album « Or Noir » en 2013, est accusé par son ex-compagne de l’avoir violentée à Linas (Essonne), au sud de Paris, le 19 janvier 2021.

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Linda P., qui a un enfant avec Kaaris, dénonce des faits remontant à janvier 2021. Dans sa plainte déposée le 7 juillet 2022, elle fait état d’un « comportement fuyant » soudain et sans explication de la part de Kaaris, provoquant un « profond traumatisme » chez leur enfant.

Deux semaines avec des béquilles et une botte de maintien

Face à cette absence inexpliquée, elle aurait tenté « de reprendre contact » avec Kaaris, a expliqué l’un de ses conseils Me Adrien Gabeaud, et aurait découvert que le rappeur avait acquis « une nouvelle résidence » à Linas. Elle s’y rend le 19 janvier 2021 et « retrouve au lit » Kaaris avec une femme, poursuit son conseil, qui la défend aux côtés de Me Sema Akman.

Là, Kaaris est accusé d’avoir violenté Linda P. dans le garage de sa maison, en lui assénant coups de pieds et de poings tout en lui arrachant les ongles, selon la plainte, qui précise que Linda P. a eu besoin de « béquilles et d’une botte de maintien pendant deux semaines ». La plainte vise également la femme avec laquelle Kaaris se trouvait le jour de l’agression alléguée, pour non-assistance à personne en danger.

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Où commencent les violences conjugales ?

Contrairement à certaines idées reçues, elles ne se résument pas à des coups portés répétés. Elles peuvent aussi être verbales ou psychologiques.

C’est dans un long communiqué partagé sur Twitter le dimanche 18 septembre qu’Adrien Quatennens, député du Nord et numéro 2 de La France insoumise est revenu sur les faits qui lui sont reprochés et qui auraient conduit son épouse à déposer une main courante à son encontre :

« Depuis cette annonce de séparation, nous avons eu des disputes. Dans l’une d’entre elles, je lui ai saisi le poignet. Dans notre dernière dispute, probablement celle qui a justifié son choix de déposer une main courante, je lui ai pris son téléphone portable. Voulant le récupérer, elle m’a sauté au dos. Je me suis dégagé, et me relâchant, elle s’est cogné le coude. Dans ce contexte d’annonce de séparation, j’ai envoyé de trop nombreux messages à mon épouse pour tenter de la convaincre que nos difficultés de couple pouvaient être dépassées. Je pense que Céline a pu évoquer un autre fait daté d’un an où, dans un contexte d’extrême tension et d’agressivité mutuelle, j’ai donné une gifle. Je l’ai donnée alors que cela ne me ressemble pas et cela ne s’est jamais reproduit. J’ai profondément regretté ce geste et je m’en suis alors beaucoup excusé. »

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Dans le cas de Quatennens comme dans bien d’autres, certains ne retiendront que la gifle. Après tout, l’image de la femme portant des hématomes est bien présente dans les esprits et semble être le symbole tout entier des violences au sein du couple. Pourtant, quel que soit le point de vue adopté, les violences ne se limitent pas aux coups portés. « Pour nous, la violence conjugale commence dès qu’une emprise s’installe. C’est très insidieux et cela se fait petit à petit », explique Emmanuelle Beauchêne, responsable coordinatrice à l’association SOlidarité femmeS Loire-Atlantique.

Les violences psychologiques sont bel et bien des violences

C’est dans ce sens et pour inviter les personnes potentiellement victimes à prendre conscience de ce qu’elles subissent qu’a été créé le « violentomètre » fin 2018 par les Observatoires des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, l’association En avant toute(s) et la Mairie de Paris. Suivant une certaine progressivité dans la gravité des actes, il montre que les violences psychologiques – qu’il s’agisse de dénigrement, de manipulation, de contrôle des SMS ou des mails, de jalousie excessive ou bien encore de chantage ou de harcèlement – sont bel et bien des violences.

L’absence de blessure physique ne signifie pas l’absence de violence. Ces violences verbales et/ou psychologiques qui, en elles-mêmes sont graves, peuvent en outre conduire à des violences physiques et/ou sexuelles selon un principe de pente glissante que connaissent bien celles et ceux qui travaillent sur le sujet.


Ce n’est qu’il y a douze ans que ces violences psychologiques sont entrées dans le code pénal ; elles sont désormais punies au même titre que les violences physiques. « En droit, c’est hier », analyse Louiza Amhis, avocate à la cour.

Rappelons qu’aux yeux du code pénal, il y a violence dès lors qu’est ou sont commis un ou plusieurs actes de nature à causer sur la victime une atteinte à son intégrité physique (mutilation, infirmité, voire décès) ou psychique (choc émotif, perturbation psychologique).

Le code pénal dispose ainsi désormais dans son article 222-33-2-1 :

« Le fait de harceler son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son concubin par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail et de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende lorsqu’ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ou ont été commis alors qu’un mineur était présent et y a assisté. »

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Selon nos informations, aucune femelle n’a été battue pendant ce clip

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