Libération s’étrangle : “Pourtant interdites, les vidéos antisémites de Soral essaiment sur YouTube “

Notre ami Pierre Plottu, flanqué du petit nouveau Maxime Placé (shitstorm à prévoir, c’est le bizutage du journaliste mainstream, cet oxymore), est toujours aussi soralo-centré. Il vient de pondre un nouveau texte de délation, commandé par la Kommandantur, cette extension médiatique du pouvoir profond, à propos de Soral qu’on voit encore sur YouTube, alors que la Kommandantur l’a banni de la plateforme de vidéos depuis juillet 2020. On ne fera pas attention à la faute de syntaxe sensé/censé, dès la première phrase. Libé, dans la forme et dans le fond, c’est bas. Et puis c’est dirigé par Dov Alfon, un « ancien » du Mossad…

Problème, Soral, fondateur d’Egalité & Réconciliation (E&R), est sensé, tout comme son compère Dieudonné, être banni de YouTube depuis juillet 2020 « suite à des manquements graves ou répétés aux règles de YouTube interdisant l’usage de contenu incitant à la haine ». Le discours de Soral reste pourtant très présent sur la plateforme à travers les filiales locales d’E&R qui ont visiblement échappé à la sanction. Mais aussi, comme avec Kentra, via des YouTubeurs qui portent le message de leur idole ou des chaînes diffusant telles quelles des vidéos postées initialement sur le site d’E&R – toujours très consulté avec plus de 3 millions de visites par mois en moyenne. Au total, sans prétendre à l’exhaustivité, Libération a identifié des dizaines de chaînes totalisant près d’un million d’abonnements et plus de 100 millions de vues. Contacté, YouTube n’a pas répondu à nos sollicitations.

La lettre de délation de Plottu aux Français, qui sera lue par quelques jeunes seulement, vu le niveau abyssal des acheteurs de Libé, est fondée sur un paradoxe : Soral est interdit de YT, mais on voit ses vidéos partout. En gros, pour reprendre l’expression à la mode des années 30-40, Soral est partout ; Comment se fait-ce ? Eh bien la réponse est simple : il y a des coquins qui le relaient et qui, eux, ne sont pas, bannis de YT.

Au point que le couperet tombe à l’été 2020 : YouTube le bannit. Un nettoyage assez poussé mais qui a connu des ratés puisque des chaînes estampillées de son association politique ont donc échappé à la purge. Deux ans plus tard, elles restent accessibles voire actives même si leur audience est faible. La diffusion de la parole soralienne est surtout liée à l’activité de ses affidés et autres fans. Outre Kentra, ce sont par exemple le stand-upper masculiniste Greg Toussaint (328 000 abonnés) ou le covido-complotiste Marcel D. (dont Streetpress a démontré les liens directs avec E&R. Il a plus de 106 000 abonnés).

Plottu se lamente et il a raison, le Système se retrouve devant un effet Streisand : il bannit Soral, et ce faisant, le multiplie. La fin de la lettre de délation est plutôt informative, il y a moins de haine que d’habitude, comme si les anti-Soral fatiguaient. On reconnaît même que Comprendre L’Empire est un best-seller.

Il faut aussi citer le soralien historique et covido-complotiste Youssef Hindi (25 400 abonnés) ou Xavier Moreau (178 000 abonnés), thuriféraire du Kremlin et habitué des conférences d’E&R. Le premier a récemment publié (évidemment chez Kontre-Kulture) un livre intitulé l’Autre Zemmour qui vise avant tout et surtout à rappeler que le patron de Reconquête est juif. Les vidéos du second, ardent pourvoyeur de la propagande pro-russe sur la guerre en Ukraine, sont abondamment relayées par le site de Soral. Tous deux partagent leur amour de Poutine et font assaut de désinformation, le présentant en dernier rempart contre « l’Empire », du titre d’un « best-seller » d’Alain Soral.

Car raconter des salades du matin au soir, ça fatigue. Regardez les trois astronautes américains qui sont obligés de répondre, le 16 septembre 1969, deux mois après avoir soi-disant posé le pied sur la Lune (pour deux d’entre eux), à la presse internationale… On a tous vu ces images, qui parlent d’elles-mêmes.

Pour les journalistes mainstream, c’est pareil : une grosse tempête morale doit les agiter, parce que, au fond, ils bossent pour l’oligarchie et contre le peuple. Pour l’élite et contre les Français. Et en ces temps d’accélération historique…

Rien que le titre « Libération » a été sauvé par Rothschild, puis Drahi. On trouve mieux, comme repreneur, quand on se veut journal social, populaire, enfin, c’était la ligne de départ. Ensuite, sous Serge July, lié au PS via la pulpeuse Élisabeth Guigou, ministre de la Justice pendant l’affaire des CD-rom pédophiles, plus tard placée à la commission de l’inceste au moment de l’affaire Duhamel, ce grand inspirateur du post-socialisme, il y a eu un gros virage néolibéral et sociétal. Libé, ce maigre canard, illisible pour les esprits sérieux, régulièrement, coule, et il est régulièrement sauvé par le grand capital qui le rachète pour une bouchée de pain, ce qui permet de payer moins d’impôts.

Bref, Libé c’est une danseuse qui prend pas cher, pour rester dans l’euphémisme.

Et aujourd’hui, c’est au tour de Křetínský de racheter le boulet, pour la modique somme de 15 millions. Křetínský, c’est la couverture du pouvoir profond qui rafle la presse mainstream française en difficulté, et en difficulté logique, puisqu’elle ne produit plus d’information, mais de la propagande. À quoi bon payer pour du bourrage de crâne, qui est partout ? On allait dire partout comme Soral, mais c’est pas vrai, puisque Soral est nulle part, et partout en même temps : c’est l’ennemi fantôme du Système, qui est en réalité partout où la propagande essaye de boucher les trous de ses incohérences, de ses mensonges qui sont, avouons-le, de plus en plus gros.

Sur le terrorisme, la pandémie, la corruption, ça fuit de partout !

Comme nous l’annoncions il y a quelques jours, Libération risquait de ne pas passer l’hiver financièrement. Les libéralités d’un autre milliardaire – décidément – Patrick Drahi pour ne pas le nommer, ne suffisaient pas pour payer le loyer et les sushis bios du jour. Drahi avait mis 22M€ en subventions ou en prêts à fonds perdus. Křetínsky donne un million d’euros et « prête » 14M€ « jusqu’à l’atteinte de l’équilibre financier du titre en 2026 ». On n’est pas plus aimable. (…)

En 2019 il rachète à l’allemand Uniper deux centrales à charbon en France. Gardanne dans les Bouches-du-Rhône et Saint-Avold en Moselle. Ces deux centrales devaient fermer en 2022, on devine ce qu’il en est advenu avec le décuplement du prix de l’énergie. Libération continuera de couiner sur le greenwashing des banques, de pleurnicher sur les baleines victimes du manque de plancton, d’organiser un festival des solutions écologiques fin septembre 2022, ce sera sous les douces effluves carbonées du gentil mécène Křetínsky, le roi du gaz de serre.

Pour L’OJIM, Libé a été sauvé par le charbonneur Křetínský, qui a eu le nez de racheter pour pas cher des centrales à charbon dans toute l’Europe, juste avant la crise énergétique que l’on sait et la renaissance de la centrale thermique polluante. Les complotistes y verraient un délit d’initié, et ça ressemble furieusement au coup étrange de l’assurance des tours du WTC juste avant le drame !

Mais si on lit Faits & Documents, on comprend que le milliardaire tchèque, enrichi trop rapidement pour être honnête, est le faux nez d’intérêts bien supérieurs : paradis fiscaux, ligne Macron, il coche les bonnes cases oligarchiques.


Pour finir, merci à Libé pour cette énième pub gratuite, l’intelligence politique consistant à ne pas parler du matin au soir de son adversaire idéologique, car ça fait monter sa cote, surtout si on le diabolise. On devrait voir les comptes des Toussaint, Moreau, Kentra, Marcel et Hindi – dénoncés par le collabo Plottu – grimper encore dans les jours qui viennent. Et s’il prend aux amis du triste Mendès de faire interdire tout ce qui ne pense pas droit, c’est-à-dire socialo-sioniste ou national-sioniste, eh bien ils multiplieront par cent les comptes qui reprendront ceux qui relayaient, de temps à autre, du Soral…

Les as trotskistes de la manipulation politique des années 20 auraient honte du piètre niveau de leurs descendants, un siècle plus tard !

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