Mascarade de Nicolas Bedos, ou Avatar : La Voie de l’eau de James Cameron ?

Au siècle dernier, c’est-à-dire avant 2020, les Français allaient dans ce qu’ils appelaient le cinéma. Notez que le XXIe siècle a duré 20 ans, de 2001 à 2020, du 11 Septembre à l’opération Covid. Depuis, nous sommes au XXIIe siècle, en pleine dystopie. Il n’y a pas de soucoupes volantes dans nos rues, au-dessus de nos rues, mais des fumerolles de foyers de guerre partout.

À propos de soucoupes volantes, et avant d’entamer le match Bedos/Cameron, on va revenir sur la fameuse nuit du 8 mars 1994 – non, rien à voir avec la journée ou la nuit de la Femme près du lac Michigan, une des plus grandes réserves d’eau naturelle du monde : le lac recouvrirait un dixième de la France avec ses 57 000 km2. L’idée, pendant une digression, c’est de tout le temps apprendre quelque chose, leçon de Godard.

« J’ai des ovnis dans mon jardin », a déclaré Cindy Pravda de Grand Haven, Michigan, à un ami par téléphone le 8 mars 1994. Selon le Detroit Free Press, Cindy Pravda était l’une des centaines de personnes qui ont vu une collection de cinq ou six orbes lumineuses au-dessus du lac Michigan. Plus de deux décennies après l’événement, elle s’en souvient encore clairement.

« Je les ai regardées pendant une demi-heure », a-t-elle dit. « Là où je suis face à elles, celle qui est à l’extrême gauche s’est éloignée. Il s’est déplacé vers l’autoroute, puis est revenu dans la même position. Celui de droite a disparu en un clin d’œil et puis, finalement, tout a disparu rapidement. » (…)

Bien qu’il soit certainement étrange qu’un si grand nombre de personnes rapportent le même phénomène, la preuve la plus convaincante concernant l’événement ovni du lac Michigan provient peut-être des observations d’un opérateur radar du National Weather Service. (anguillesousroche.com)

C’est en anglais non sous-titré en français mais on s’en fiche, on est dans de l’étrange, on peut passer au Cameron, qui a mis sur orbite son 2e opus d’Avatar, un accouchement qui aura mis 13 ans. Il n’a pas pu appeler son bébé Pandora comme il voulait parce qu’un Coréen avait déjà utilisé le nom. La Corée, c’est ce pays où 150 jeunes se sont étouffés pendant Halloween pour aller dans un café branché.

 

On espère que les jeunes, en mal de grand cinéma, ne se précipiteront pas dans une nasse pour aller voir la suite d’Avatar, qui devrait sortir fin décembre chez nous. Imaginez, 150 morts devant le Grand Rex…

Heureusement pour le fils Bedos, désormais seul « homme » porteur du célèbre nom, son Mascarade est sorti juste à temps pour ne pas se faire laminer par le Cameron. La sortie d’un Cameron, c’est un peu comme un hêtre ou une bombe atomique : y a plus rien qui pousse autour. Pourtant, l’histoire du Bedos, c’est un peu aussi la voie de l’eau, et plus précisément une voie d’eau, mais sur la Côte d’Azur, pas sur Pandora.

On a été pêcher au hasard une carpe de 20 kilos, un paragraphe de critique du Bedos sur Écran large, et ça donne ça :

Car si la critique des bourgeois sonne étrangement faux, ce sont véritablement les derniers instants et la pseudo-morale féministe du métrage qui vient ternir le plus l’ensemble. Vu son désir connu pour les femmes, difficile de douter des intentions de Bedos, sans doute sincèrement persuadé de déclarer son amour aux femmes libres lorsqu’il fait dire à Marine Vacth dans le final : « Aucun mec ne peut me faire chier ». Mais avec sa maladresse habituelle, le cinéaste aura presque montré le contraire tout au long du film en objectifiant ses (anti-)héroïnes en permanence, faisant d’elles à la fois des victimes et des ordures, des potiches et des trophées. Bref, compliqué.

Oh merde, un bourgeois qui critique les bourgeois, quelle platitude, on dirait au Ernaux au féminin. Nous, si on était des bourgeois infatués comme Nico, on serait très contents, car les bourgeois vivent dans un grand confort mental et physique, même s’ils vivent aussi dans la peur, celle de tout perdre. Bedos raconte à travers Pierre Niney ses histoires de cul de parasite social, c’est vraiment le degré zéro du scénar, en plus y a cet idiot de Cluzet dedans.

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Bandora sur la Côte d’Azur

Sincèrement, La Voie de l’eau pour co-titre, c’est nul. Si Avatar 2 (on préfère l’écrire comme ça) cartonne, ça remettra un peu de beurre dans les épinards du cinéma français, très, très mal parti. En plus, le duo politiquement repoussant Malak-Lang a pondu un clip destiné à faire revenir les jeunes dans les salles, mais on se dit que Jack & Abdul, c’est peut-être pas le meilleur moyen d’attirer les jeunes, sauf peut-être Bilal Hassani.

 

Même en téléchargement illégal, on n’est pas sûrs que les jeunes pauvres iront jeter un œil au film du petit bourgeois fils de.

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