Gel : Castex promet « des enveloppes exceptionnelles » pour les agriculteurs touchés

Gel : Castex promet « des enveloppes exceptionnelles » pour les agriculteurs touchés

L’épisode de fortes gelées tardives, qui a touché une large partie de l’Hexagone cette semaine, s’annonce comme l’un des plus destructeurs des dernières décennies. De nombreuses vignes et de nombreux vergers ont été touchés.

« L’Etat assumera les responsabilités qui sont les siennes. » Le Premier ministre, Jean Castex, a promis samedi 10 avril « des enveloppes exceptionnelles » pour aider les agriculteurs à faire face à l’épisode de gel tardif qui a touché cette semaine 10 des 13 régions françaises, annonçant dans l’immédiat le déplafonnement du régime d’indemnisation des calamités agricoles.

Le gouvernement compte également « utiliser tous les moyens dont nous disposons en pareille circonstance, notamment par rapport aux charges », et va « réunir les banquiers, les assureurs et l’ensemble des acteurs qui vont pouvoir être mobilisés » pour répondre à cette crise, a-t-il ajouté après la visite d’une exploitation en Ardèche. Le gel tardif qui a couvert une large partie de la France cette semaine s’annonce comme l’un des pires des dernières décennies. De nombreuses cultures, vignes et vergers en particulier, ont été frappées du nord au sud du pays.

Le régime des calamités agricoles, déclenché vendredi par le gouvernement, indemnise les pertes de récolte et les pertes de fonds causées par des variations anormales d’intensité d’un agent naturel climatique (sécheresse, inondation, gel…). Le Fonds des calamités agricoles est alimenté par une taxe de 5,5% sur les assurances obligatoires. Cette cotisation est plafonnée à 60 millions d’euros par an et l’Etat complète avec des subventions à hauteur des besoins en cas de sinistres climatiques importants.

Face à des phénomènes climatiques qui « ont tendance à se répéter, on voit bien que tout ceci est lié au changement climatique qui est à l’oeuvre », a ajouté le Premier ministre. Il faudra selon lui « poursuivre et amplifier des actions structurelles » pour adapter à ce changement l’agriculture et l’ensemble de l’économie, à travers notamment la prochaine Politique agricole commune (PAC) européenne et le projet de loi sur le climat actuellement en discussion à l’Assemblée nationale.

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