Non, rien. Saison 3 Épisode 12

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Quand on l’interroge sur sa réflexion, le cinéaste développe : « Je voulais mettre mal à l’aise le spectateur avec pas mal de scènes en fait, c’était mon intention. Sur l’arrivée au camp par exemple. Il n’était pas question de mettre à l’aise, d’ailleurs, l’inverse aurait été saugrenu. Disons que j’ai eu envie d’impacter physiquement le spectateur en le mettant dans une sorte d’apnée, que ce soit avec les images et avec les sons, pour essayer, vaguement, de rendre compte de ce que les déportés qui sont revenus ont pu décrire de l’arrivée aux camps. »

Pour Elsa Zylberstein, dont la famille a été cachée par des Justes pendant la guerre, la transmission est clairement un des objectifs du film. L’actrice, qui a côtoyé Marceline Loridan-Ivens, Ginette Kolinka ou Paul Schaffer, estime que comme Simone Veil, « ce sont des gens obsédés par la transmission, pour ne pas qu’on oublie. Et peut-être qu’inconsciemment, quand j’ai parlé [à Simone] du film, je me suis dit : elle a dû comprendre que c’était aussi pour ça, pour que ça n’arrive plus. » (Slate)

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Après tout, ce jeune Ukrainien âgé de 23 ans s’était montré particulièrement violent envers sa compagne, également originaire du pays en guerre contre la Russie. L’avocat général a fustigé le comportement de cet individu logé chez un particulier à Condrieu dans le Rhône, lui reprochant par ailleurs d’avoir fui son pays plutôt que d’avoir pris les armes pour le défendre.

Depuis son arrivée en France, l’Ukrainien avait pris l’habitude de s’alcooliser. Et par ricochet, de frapper son âme sœur. Entre mai et fin juillet, les coups pleuvaient pour des raisons futiles. Jusqu’à ce que sa compagne décide d’appeler la gendarmerie après avoir été rouée de coups, mordue et étranglée (5 jours d’ITT).

Le prévenu a écopé de 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis. La partie ferme sera aménagée sous le régime de semi-liberté. Il a par ailleurs l’interdiction d’entrer en contact avec sa victime et devra l’indemniser à hauteur de 3000 euros. (Lyon Mag)

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L’écriture fade et monotone d’Annie Ernaux devait immanquablement conduire l’Éducation nationale à se pencher sur cette œuvre sans relief. Certains professeurs n’hésitent pas à choisir les passages les plus atones de cette littérature anémiée pour parachever l’absence de goût littéraire apprise à leurs élèves. Annie Ernaux est devenue presque incontournable dans les épreuves littéraires de l’ENS. Son dernier livre – 28 pages insignifiantes sur une relation sans intérêt entre un jeune homme abruti et une femme de trente ans son aînée qui n’en revient pas d’être devenue une bourgeoise – devrait connaître un grand succès dans les coursives scolaires et universitaires : court, creux, soporifique, ce texte présente l’intérêt, d’après la quatrième de couverture, d’être « une clé pour lire l’œuvre d’Annie Ernaux ».

Il n’est pas impossible que les membres de l’Académie suédoise se soient contentés de la lecture de ce minuscule opuscule ainsi que de la réputation progressisto-gauchiste de son autrice pour attribuer leur prix après une soirée bien arrosée au cours de laquelle ils ont rédigé une note ébouriffante dans laquelle ils déclarent avoir voulu saluer « le courage et l’acuité clinique avec laquelle elle découvre les racines, les éloignements et les contraintes collectives de la mémoire personnelle ». Hips ! (Facebook)

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Cent-vingt-deux femmes sont mortes en 2021 sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, selon le bilan des « morts violentes au sein du couple » publié vendredi 26 août par le ministère de l’Intérieur. Des chiffres en hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. En 2020, 102 femmes avaient perdu la vie, alors que 146 féminicides avaient été recensés en 2019, précise l’étude communiquée par le ministère de l’Intérieur.

« Le profil type de l’auteur n’a pas changé. Il est majoritairement masculin, le plus souvent, en couple, de nationalité française, âgé de 30 à 49 ans ou de 70 ans et plus, et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle », souligne l’étude. Près d’une femme sur trois (32 %) avait déjà subi des violences antérieures et 64 % de celles-ci avaient signalé ces violences aux forces de l’ordre. Parmi ces dernières, 84 % avaient déposé une plainte.

Dans un tiers des cas (33 %), la présence d’au moins une substance susceptible d’altérer le discernement de l’auteur et/ou de la victime (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) est constatée au moment des faits. En moyenne, un décès a été enregistré tous les deux jours et demi l’année dernière, contre un tous les trois jours en 2020. (France Info)

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Vacancière en location sur l’île, Marie-Hélène a croisé les immenses yeux grands ouverts de la bête la veille. « C’était magnifique et triste à la fois. J’ai déjà plongé avec des baleines, mais je n’avais jamais vu ce ventre argenté, cet aileron, ni ces fanons d’aussi près. » Son amie retraitée, Alice, grimace : « Je trouve ce spectacle glauque. Ça me fout les boules, de voir ces pauvres bêtes échouées, alors que ce sont déjà des espèces menacées. »

Régine Gérardi, venue de Plonévez-Porzay, a marché jusqu’à la zone éloignée et caillouteuse afin de se rendre compte, ce samedi. « Ne pas avoir la cause du décès est encore plus troublant. Moi, je me questionne, pour l’avenir, pour mes enfants. Le monde ne tourne pas très rond. ». Ce groupe d’amis retraités, qui a suivi le GR35, se demande à qui la faute. « Espérons pas à l’activité humaine », soupire Jean-Jacques. (Le Télégramme)

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Ces deux suppporters des Reds de Liverpool avaient 52 et 63 ans. Avant de commettre l’irréparable, ils n’ont pas laissé de mot, pas donné d’explication. Mais depuis cinq mois, ils racontaient à leur entourage le calvaire du Stade de France et les similitudes avec Hillsborough, où, en 1989, dans ce stade de Sheffield, au nord de l’Angleterre, des mouvements de foule et une sécurité défaillante avaient provoqué la mort de 97 personnes.

Bloqués pendant des heures, attaqués par des voyous, gazés par la policiers, des milliers d’Anglais ont vécu l’enfer, en mai dernier, à Saint-Denis. Jusqu’à devoir endurer ces mensonges des autorités et des accusations lancées contre eux. Les fans de Liverpool présents ont même été traités de hooligans. Des témoignages de détresse profonde, Peter Scarfe qui préside l’association d’aide aux victimes d’Hillsborough en a collecté des dizaines depuis la finale à Saint-Denis. (France Info)

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Les attentats du Bataclan et du Stade de France font l’objet d’un hors-série de Charlie Hebdo. Son directeur pense qu’« on en a encore pour un siècle avec l’islamisme ».

« Des » religions ? Riss reconnaît que « l’enjeu avec l’islam est de savoir s’il va être capable un jour de s’intégrer pacifiquement à nos démocraties, comme les autres religions l’ont fait ». Selon lui, « on en a encore pour un siècle », mais « il ne faut pas désespérer, sinon on ne fait plus rien ». Il continue donc à se battre, à parler avec ces jeunes pour les faire « sortir de leur bulle familiale et culturelle ». Et à vivre, en cherchant « le bon curseur entre prudence et paranoïa » pour ne pas se laisser submerger par les menaces de mort qui pèsent toujours sur lui. (Le Figaro)

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Très peu d’éléments ont filtré sur l’opération américaine qui a conduit à l’élimination du chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 juillet à Kaboul. Tout juste sait-on qu’un drone a tiré deux missiles sur l’homme qui a imaginé les attentats du 11 septembre 2001 avec Oussama ben Laden, alors qu’il se trouvait sur son balcon, dans la capitale afghane. Aucune autre victime n’est connue, et, sur place, la maison visée ne présente pas de traces d’explosion.

Ce dernier indice ne laisse guère de doute : ce sont des missiles Hellfire R9X qui ont été utilisés, c’est-à-dire une version dépourvue de charge explosive, laquelle est remplacée par des lames qui se déploient avant l’impact pour éliminer la cible. (Le Point)

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Un jeune homme de 19 ans qui faisait du rodéo urbain sur une moto de grosse cylindrée a trouvé la mort mardi soir à Marseille. Comme l’a révélé La Provence, des informations que RMC est en mesure de confirmer, l’accident s’est produit vers 21h30, boulevard de la Millière, dans le 11e arrondissement.

La victime, casquée, faisait du rodéo sur une moto de 650 cm3 devant l’un de ses amis. Le pilote a soudainement perdu le contrôle de l’engin et a violemment heurté un poteau, selon les premiers éléments de l’enquête. Il a succombé à ses blessures. La police a ouvert une enquête. (RMC/BFM TV)

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Les motivations des parents sont variées : répondre à l’ennui de l’enfant en cours, trouver une réponse à des problèmes de comportements, ou le rendre plus compétitif au niveau scolaire. « Cette augmentation des demandes de test peut s’expliquer en partie par le fait qu’aujourd’hui, il y a une tendance à avoir cette suspicion d’HPI dès qu’un enfant à l’école a des difficultés d’adaptation, d’agitation ou d’ennui. C’est une réponse rassurante et rapide », confirme Juliette Jérôme Pellissier, docteur en psychologie et psychothérapeute. Pour certains parents, la question s’impose pourtant d’elle-même. (…)

« Vous avez des enfants à qui on a fait sauter des classes, qu’on a séparé de leurs copains, dont on a fait des espèces de petits “zèbres” que tout le monde regarde avec une étiquette “je suis plus intelligent que vous” sur la tête. On peut démolir l’enfance d’un gamin avec ce genre de choses », regrette la psychothérapeute.

Selon elle, l’environnement de l’enfant oriente également la recherche de diagnostic : on soupçonnerait plus facilement le HPI dans les familles d’intellectuels ou dans les milieux favorisés. On s’orienterait davantage vers des troubles dys ou de l’attention chez les moins favorisés. (Le Figaro)

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Vincent Bolloré effectue ses études secondaires au sein du prestigieux lycée parisien Janson-de-Sailly. Il intègre ensuite l’université de Nanterre et obtient un DESS option finance. À 23 ans, après un début de carrière dans la finance, Vincent Bolloré intègre la célèbre banque Rothschild. Sa famille et celle d’Edmond de Rothschild sont proches. (Café de la Bourse)

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