Qatar 2022 : la Coupe du monde de l’esclavage et de la corruption

Un emploi, ça rapporte, mais ça s’achète aussi, et ça peut même coûter très cher. On n’en est pas encore là en France, mais vu la qualité du travail de Pôle emploi, on se demande si les meilleurs jobs, les plus rémunérateurs ou les moins pourris, ne seront pas dealés un jour, à l’instar des bons plans en appartements sociaux dans les villes…


Pour l’instant, nous sommes au Qatar, les ouvriers bossent comme des dingues pour réussir ou plutôt faire réussir le Mondial aux princes qataris, qui seront évidemment les rois du monde pendant un mois.

Cela fait des années que l’on sait les conditions de travail au Qatar, et par extension dans le golfe Persique : les pétromonarchies, qui veulent être à la pointe de la culture, de l’économie, de la diplomatie, ont un peu oublié le secteur social. Et cela ne gêne aucunement les gouvernements occidentaux, soi-disant garants et porteurs de la fameuse démocratie, ou des droits de l’homme, dont on sait qu’ils s’assoient dessus à la moindre occasion, au moindre biffeton. Les Gilets jaunes et les vaccinés de force s’en souviennent.

Mais dans une France – pour ne prendre que notre exemple – en proie à la corruption endémique, il n’y a plus de garde-fous au dieu Profit : plus rien ne tient, ni morale ni loi, tout devient obstacle futile devant le rouleau compresseur de l’Argent. Qui broie en passant les êtres qui pensent en profiter. Un petit pacte faustien, quoi…

 

Il y a évidemment un lien fort et secret entre l’ancien champion français et le nouveau champion de la néolibéralisation de la France, mais ce n’est pas le débat. Le Système ferme les yeux et ajoute une surdose de divertissement sur tout ce merdier, qui va bien s’effondrer un jour, et en histoire, tout peut aller très vite et surprendre les hommes. Les amateurs de foot se consoleront avec le sous-Julien Cazarre de la chaîne de L’Équipe

Il va falloir être un tantinet plus drôle pour nous faire oublier le merdier. Mais chacun fait ce qu’il peut. En attendant, on oublie les joueurs qui crèvent de crise cardiaque sur le terrain ou qui ont fait, un jour, malencontreusement, une petite quenelle. Retour sur cette affaire, avec le pardon, pardon, le mea culpa un peu tardif du CRIF…

On emmerde un grand joueur pour un pseudo-antisémitisme et on laisse passer un merdier intégral de crevards et de corruption. C’est ça, le 2P2M, qui caractérise notre époque.

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