Réforme du classement : plus lisible et plus juste

Le nouveau système de classement qui sera calculé pour la première fois le 4 octobre sera plus cohérent que le précédent. Explications.

Le nouveau système de classement qui sera calculé pour la première fois le 4 octobre sera plus lisible et plus juste que le précédent pour tous les licenciés de la FFT, et notamment ceux de la ligue du Centre-Val de Loire (37.514 au 31 août) et de la Nouvelle-Aquitaine (94.516). Établi sur l’année sportive, l’ancien système de classement obligeait les compétiteurs à redémarrer de zéro point en début de saison.

Le nouveau calcul du classement, qui était dans les tuyaux depuis 2019 mais dont la mise en place a été retardée par la crise du COVID, sera plus cohérent. Ainsi, le joueur devient seul acteur de son évolution – il ne dépend plus des résultats de ses adversaires – ; du coup, le classement reflète davantage le niveau du joueur à l’instant T.

Comme pour les professionnels du circuit de l’ATP, le calcul est basé sur une période de 12 mois tout au long de l’année. La règle est plus logique : pour prétendre monter à un classement, il faut avoir déjà battu un joueur à ce classement sur le terrain.

Les paramètres de calcul sont ajustés pour s’adapter à chaque profil de compétiteurs : la mécanique du classement reste inchangée et les meilleures victoires apportent des points en fonction de l’écart de classement du match avec des points bonus qui peuvent s’y ajouter, ce qui donne un bilan de points. Le bilan de points dépend toujours de l’échelon auquel le joueur aspire à être.

L’un des meilleurs joueurs de la région Centre-Val de Loire, Alban Lahoreau, 19 ans, licencié au club de Vendôme et classé 0, se réjouit de l’arrivée du nouveau système. « Pour moi, c’est tout bénef’. Avec la formule qui est mise en place, je n’ai aucun point à défendre jusqu’en mars, ce qui va retirer un peu de pression. Certes, ce sera plus compliqué en avril quand on me retirera les victoires à – 2/6 et – 15, mais j’aurais eu le temps de m’y préparer. »

Autre avantage, pour le Loir-et-Chérien : « Avant, une fois que les classements étaient bien établis, les tournois de fin de saison (en août) perdaient de l’intérêt. On y jouait souvent pour rien ; maintenant, on sait que les résultats resteront douze mois. »

En vérité, Alban Lahoreau n’émet qu’un léger bémol. « J’ai croisé en tournée un étranger qui était assimilé à 5/6, mais qui avait perfé jusqu’à -2/6. Si on perd contre lui, traîne-t-on cette défaite pendant un an ou est-il reclassé en cours de route ? Pour l’instant, on n’a pas la réponse… »

Des réponses, Noémie Roy, 30 ans, joueuse (15/5) et présidente du Stade Niortais en manquent aussi : « En l’absence de recul sur cette réforme, il est difficile de connaître ses impacts. Le système mis en place semble nous obliger à rejouer d’une année sur l’autre des tournois aux mêmes périodes. »

Elle regrette aussi que « ça ne facilite pas la prévision d’une montée ou d’une descente au classement. Toutefois, à titre personnel, je ne suis pas scrupuleusement mes points au classement et découvrirai ainsi, mois par mois, les nouveaux classements. »

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