Tarbes : 350 à 400 manifestants “pour la hausse des salaires et contre le recul de l’âge de la retraite”

Dans un contexte d’inflation historique, la CGT réclame “un 49-3 social” pour permettre aux salariés et aux retraités de vivre décemment. 

C’est au cri de “augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite” que les manifestants ont ouvert le cortège jeudi matin, entre la Bourse du travail et la préfecture. Même si la manifestation interprofessionnelle, uniquement à l’appel de la CGT et de la FSU, comptait seulement 350 à 400 personnes, les revendications, elles, sont immenses, comme le souligne Angélique Samaran, secrétaire de l’Union départementale CGT : “Les gens ne peuvent plus se chauffer, se soigner et se déplacer, alors que 157 milliards d’aides publiques ont été versées aux entreprises. Nous voulons qu’une partie des bénéfices record des grandes entreprises soit reversée aux salariés et retraités, pour amortir les effets désastreux de l’inflation. Comme le gouvernement brandit le 49-3 à tout bout de champ pour faire passer ses lois, nous réclamons un 49-3 social. Nous revendiquons l’indexation des salaires sur l’inflation et les prix. Cela passe par une revalorisation immédiate du Smic à 2.000 € bruts. Sur la durée, nous que l’automaticité de l’indexation de l’ensemble des salaires et des pensions soit inscrite dans la loi”. 

“Depuis le 4 novembre, les femmes travaillent gratuitement”

Retraitée du commerce, Christiane qui touche une pension de 1200 € seulement, réclame “une hausse des retraites pour que nous puissions vivre décemment, alors que nous avons travaillé toute une vie. Tous les jours, nous faisons attention à nos dépenses pour être sûr de ne pas être à découvert, alors que les riches sont toujours plus riches”. Le secteur de la santé privée à but lucratif, comme la fonction publique hospitalière, est également en souffrance, comme l’explique Laurence Charroy, déléguée CGT à la polyclinique de l’Ormeau. “Les employeurs envisagent une hausse des salaires de seulement 0,5 à 2 %, bien en dessous de l’inflation. La seule et unique proposition de la direction de la polyclinique de l’Ormeau pour compenser l’inflation, c’est une prime de pouvoir d’achat de 150 € alors que 800.000 € de bénéfices ont été reversés au groupe. Nous réclamons les mêmes salaires que nos collègues de la fonction publique hospitalière. Nos salaires sont au plus bas car ils sont occupés par des femmes. Le scandale, dans ce pays, c’est que depuis le 4 novembre, les femmes travaillent gratuitement” Les jeunes communistes de France qui ont organisé un blocus le matin même devant le lycée Marie-Curie, manifestaient aux côtés de leurs aînés “pour notre avenir, pour la suppression de Parcours’sup, cet algorithme qui détruit notre avenir et nos projets professionnels et nous oriente vers des métiers sous-payés qui ne servent à rien, contre la réforme du bac professionnel, et aussi pour lutter contre la précarité des étudiants qui ne peuvent pas se nourrir et dont personne ne parle”. 

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