Tarbes : Avec 600 jeunes à la rentrée, l’apprentissage comme solution à l’emploi

Le CFA de Tarbes forme près de 600 apprentis tout au long de l’année. Une solution pour apprendre un métier, et accéder rapidement au monde du travail.

Il n’y a jamais eu autant d’apprentis en France. Selon les chiffres du ministère du travail, 718 000 contrats d’apprentissage ont été signés dans le pays en 2021, soit une augmentation de 37 % par rapport à l’an passé. “Ce qu’on ressent au niveau national, pour le moment, on le ressent ici aussi”, lance Yannick Pujo, responsable pédagogique au CFA de Tarbes. Cette année, ce sont près de 600 jeunes qui ont fait le choix de l’apprentissage dans cet établissement situé au sud-ouest de la ville, pour se former et apprendre un métier. Un chiffre lui aussi en augmentation par rapport aux années précédentes, qui pourra toutefois encore évoluer dans les prochaines semaines. Le recrutement pouvant s’étaler jusqu’au mois de décembre.

Une porte d’entrée vers le monde du travail

Pour attirer de nouveaux apprentis, le CFA lance chaque mercredi après-midi du mois de septembre des journées portes ouvertes afin de découvrir les 6 secteurs d’activité en lien avec les différentes formations.

Noemi a poussé les portes de l’établissement pour se renseigner. Alors que son petit ami est en contrat d’apprentissage en tant qu’électricien, la jeune femme de 17 ans a déjà trouvé sa formation. Ce sera la vente pour elle qui débutera les cours dès lundi. “L’avantage ici, c’est qu’on peut rentrer directement dans le monde du travail, ajoute Noemi. Je vais avoir un rendez-vous avec une boulangerie pour espérer avoir mon contrat en entreprise”.

Beaucoup de jeunes, comme elle, ont fait le choix de l’apprentissage pour son lien direct avec les entreprises de la région.

“Je n’aime pas trop l’école, j’en ai eu marre de rester assise toute la journée sur une chaise”, souffle Audrey, en première année de brevet professionnel en coiffure. “Être directement avec les clients, c’est mieux”.

Des secteurs en pénurie de main-d’œuvre

Si les contrats d’apprentissage se font de plus en plus nombreux, certains secteurs manquent toujours de main-d’œuvre. C’est le cas notamment pour les installations sanitaires.

Dominique Proença est professeur dans le sanitaire, pour lui il y a une “réelle difficulté à trouver des premières années dans ce secteur”.

Il poursuit : “Beaucoup d’entreprises recrutent, mais il y a peu de jeunes intéressés. C’est surtout un problème de géographie. On a certains postes à Lourdes alors qu’il n’y a pas de jeunes dans ce secteur qui viennent de là-bas”. Contrairement au secteur sanitaire, d’autres rencontrent une réussite diamétralement opposée. Il s’agit principalement de la vente, la pâtisserie ou encore la boulangerie où trois classes ont été ouvertes en première année.

Au CFA de Tarbes, plus de 90 % des diplômés trouvent un travail dans la foulée ou poursuivent leurs études. “L’apprentissage, c’est LA solution pour accéder à l’emploi”, précise Yannick Pujo.

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