Trophées du rugby amateur 2022 en Hautes-Pyrénées : votez pour le meilleur joueur chez les jeunes

Vous avez rendez-vous, jusqu’au 13 novembre, pour voter en ligne sur le site internet de La Dépêche du Midi afin d’élire les meilleurs joueurs et joueuses du rugby amateur haut-pyrénéens. Elles et ils seront récompensés lors d’une cérémonie organisée le 24 novembre prochain. Place aux joueurs dans la catégorie Jeunes

Antton Pailhé (Baronnies) déterminé pour progresser

Antton Pailhé de Baronnies
Antton Pailhé de Baronnies
DDM

C’est à la fois surpris mais aussi et surtout content que le jeune Antton Pailhé a appris sa nomination.

Évoluant au poste de talonneur la saison dernière avec le regroupement Bagnères/Baronnies/Lannemezan en cadets, Antton a oscillé entre le capitanat avec l’équipe régionale et des piges avec la nationale et décrit sa saison ainsi : « Malgré la difficulté et les défaites de la saison dernière, je n’ai jamais lâché et j’ai cru en moi et mes coéquipiers jusqu’au bout ».

Une détermination mais aussi une patience honorable pour un jeune meneur d’hommes de 16 ans, licencié aux Baronnies depuis son plus jeune âge avant de rejoindre les rangs du CA Lannemezan cette saison : « Mon père jouait aux Baronnies et il m’amenait avec lui. C’est lui qui m’a transmis sa passion et depuis mes cinq ans je joue au rugby ».

Le travail paye puisque Antton joue en Junior Nationaux avec le CAL et s’il venait à remporter cette nouvelle édition des trophées il évoque qu’ « Hugo a un sacré niveau que ce soit mentalement ou physiquement. Lui succéder serait sympa, un honneur même ».

Emile Morat, à Pouyastruc et nulle part ailleurs

Emile Morat de Pouyastruc
Emile Morat de Pouyastruc
DDM

Ne parlez pas à ce junior dernière année d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte que celle du stade Aspiroz. C’est à l’école de rugby du canton qu’il a appris à jouer au rugby dès l’âge de 4 ans. Aucun autre sport ne l’intéresse.

Qu’est-ce qui le fait rester dans le giron Pouyastrucais ? : « L’ambiance qui y règne et tous ces copains qui comme lui ont tracé leur voie sportive là, au sein du pack, et ne veulent pas aller s’exiler sous d’autres cieux ».

Il est bien là, toujours en seconde ligne. Un poste qui lui va bien. Explications : « Si je voulais monter d’un cran, j’éprouve des douleurs lombaires. Si je recule, il faut aller un peu plus vite dans les courses. En seconde ligne, ça me va mieux. J’aime plaquer et aider le sauteur en touche ».

Dans un autre contexte on dirait de lui qu’il a le physique de l’emploi. Un aspect anatomique qu’il entretient par des travaux de bûcheronnage en même temps qu’il suit des cours au lycée Jean Monnet à Vic-Bigorre pour obtenir son BTS et se destiner à un travail de commercial dans le secteur du bois. S’il n’a pas encore effectué de feuille de match en équipe fanion, c’est que son tour n’est pas encore venu. Une opportunité qu’il envisage tout en sachant qu’il est important de ne pas brûler les étapes et qu’il doit continuer à faire ses classes dans la catégorie junior. Pour autant, c’est avec ses aînés qu’il s’entraîne. Il en mesure l’écart : « Le jeu dans le pack est différent, les touches notamment sont plus abouties ».

Une approche qui ne le fait pas s’éloigner de sa ligne de conduite pour : « rester ici ».

Killian Carrère (Tournay Sports) poursuit la passion familiale

Kilian Carreèe de Tournay
Kilian Carreèe de Tournay
DDM

Killian Carrère est un garçon sociable qui aime les choses simples, il ne se prend pas la tête.

« J’ai commencé au BALS à 4 ans, avec mes cousins Kévin et Alexis Pellissier qui y jouaient, mon oncle Jean-Louis entraînait et mon grand-père Patrick Dabiton était dirigeant. Je suis resté au BALS jusqu’à mes 13 ans puis je suis allé jouer au TPR, club où mon autre oncle Philippe a fait sa carrière à l’époque du Stado, un joueur de rugby à qui je voulais ressembler ».

Bref le ballon ovale c’est une histoire de famille d’autant que le jeune rajoute : « Il y a aussi mon père qui a joué au rugby c’est quelqu’un de simple et discret qui m’a toujours suivi au bord des terrains toujours de bons conseils très franc dans ses analyses de match et qui me pousse à faire toujours mieux ».

Killian a trouvé à Tournay Sports l’environnement idéal pour sa passion sportive : « C’est le plaisir d’être sur un terrain avec des garçons que j’apprécie, avec qui je n’ai pas peur d’affronter les équipes adverses. On peut compter les uns sur les autres c’est ce qui fait la force du club. Je suis arrivé au club en cadet 2e année, j’ai ensuite fait 3 ans en junior j’entame donc ma 5e saison. J’y ai suivi des copains de collège et puis c’est aussi un des premiers clubs de mon père, il m’en parlait souvent, des valeurs, de l’ambiance, de l’état d’esprit et je vois que ça n’a pas changé puisque je retrouve tout ça. C’est ce que je recherchais avant tout un club où je me sente bien. »

De conclure : « Je pense que lorsque l’on fait de belles choses sur un terrain on ne les fait pas seul, tout est le résultat d’un travail d’équipe, des gars qui sont avec toi qui portent le même maillot, qui te font la passe au bon moment ou qui se sont sacrifiés pour que tu puisses passer. »

Baptiste Escoffre (CA Lannemezan), au nom des copains

Baptiste Escoffre du CA Lannemezan
Baptiste Escoffre du CA Lannemezan
DDM

« Je suis flatté d’avoir été choisi pour les Trophées du rugby, mais, derrière moi, il y a toute une équipe, 23 joueurs qui mériteraient », réagit humblement Baptiste Escoffre à l’annonce de sa nomination.

Et le demi-de-mêlée du CA Lannemezan d’insister sur les « copains » de la génération 2005, qu’il côtoie depuis « toujours » puisqu’il a commencé le rugby en poussin au CAL, remportant avec eux un bouclier en minimes puis jouant la finale du tournoi de Bagnères-de-Bigorre.

En grandissant et prenant de l’expérience, devenu junior 2e année, Baptise a peaufiné son jeu « essayant de le dynamiser et de faire le lien entre les avants et derrière », et a gravi les échelons pour intégrer la saison dernière les Juniors nationaux, toujours au CAL.

Ensemble, ils ont effectué une belle saison pour intégrer les 100 meilleurs clubs de l’hexagone en se qualifiant pour le championnat de France. Vainqueurs en 32es de finale « sur les valeurs de notre club », les Lannemezanais ont été stoppés en 16es de finale.

Mais ce groupe assez jeune progresse tout comme son demi-de-mêlée qui, actuellement en convalescence après une opération de l’épaule, est impatient d e revenir encore plus fort et pourquoi pas, marcher dans les traces de son idole et voisin de village, Antoine Dupont.

Fabio Vilaine (Bagnères), la passion et l’amitié

Fabio Vilaine de Bagnères
Fabio Vilaine de Bagnères
DDM – BASTIEN ARBERET

« Tout comme Antton (voir par ailleurs), Fabio est quelqu’un de généreux sur le terrain comme en dehors « témoignait à l’aube d’un entraînement Hugo Almeida Dias, meilleur jeune de la première édition des Trophées et joueur du Stade Bagnérais Rugby. Une amitié sur et en dehors du terrain qui se prolonge pour Fabio Vilaine qui, depuis son plus jeune âge s’exerce à l’école de rugby de la cité thermale : « Mon père jouait au rugby, j’ai suivi la même voie ! », avant de rejoindre les cadets du club, dont la saison dernière s’est faite au sein du regroupement Bagnères/Baronnies/Lannemezan par manque d’effectif.

Un petit périple chaque semaine avec tous les déplacements jusqu’à Lannemezan pour les entraînements ou départ de matchs mais la passion entre copains a pris l’ascendant puisque « nous nous sommes éclatés, c’était génial ! ».

Cette saison, retour sur les bords de l’Adour avec les juniors du « stade » avec un début de saison intéressant (deux victoires pour une défaite) sans oublier le tout nouveau centre d’entraînement du Stade Bagnérais. Un vrai plus pour ce jeune Bagnérais âgé de 16 ans qui n’a pas forcément de palmarès, mais quelques « perfs » sont tout de même à noter lors de tournoi du 1er mai ou du côté de la Vallée des Gaves.

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