Trophées du rugby amateur 2022 en Hautes-Pyrénées : votez pour le meilleur joueur de Fédérale

Vous avez rendez-vous, jusqu’au 13 novembre, pour voter en ligne sur le site internet de La Dépêche du Midi afin d’élire les meilleurs joueurs et joueuses du rugby amateur haut-pyrénéens. Elles et ils seront récompensés lors d’une cérémonie organisée le 24 novembre prochain. Place aux joueurs de Fédérale.

Jérôme Cabanne (Bagnères), au centre de l’attaque

Jérôme Cabanne (Bagnères)
Jérôme Cabanne (Bagnères)
DDM – DDM

Âgé de 30 ans, Jérôme Cabanne évolue au centre de l’attaque du Stade bagnérais depuis maintenant six saisons. Formé à Argelès avec qui il aura joué quelques matchs en Fédérale 3, le trois-quart bigourdan a ensuite rejoint la préfecture de Bigorre. « Je suis parti à Tarbes en Crabos 2e année, avant de rejoindre Bagnères », explique-t-il.

Sa nomination aux Trophées du rugby ? « Cela fait plaisir même si d’autres au club auraient mérité. C’est surtout mettre en avant Bagnères, car je ne suis qu’un joueur au cœur de l’équipe », poursuivait celui qui attend d’être papa dans les jours à venir.

Arrivé en 2017 à Marcel-Cazenave, il retrouve à Bagnères les valeurs, le public, « l’un des meilleurs publics », mais surtout, « c’est un club famille où tout le monde s’entend ».

Après une saison qui s’est mal terminée l’an passé, le Stade bagnérais est reparti cette saison sur de bonnes bases. « Oui on démarre bien. Après, est-ce que le niveau est différent de l’an passé ? En tout cas, les anciens, on avait à cœur de se rattraper du gâchis de la fin de saison dernière. Mais c’est du passé, on est sur un nouveau projet, et même si on est pour l’instant à 70 %, le but est de monter », terminait le trois-quart centre bagnérais.

Clément Bourtoule (Argelès), enfant de la vallée

Clément Bourtoule (Argelès)
Clément Bourtoule (Argelès)

Garçon réservé, travailleur, toujours prêt à rendre service, Clément Bourtoule est issu d’une famille de rugbymen, son oncle Jacky et son père Bernard actuellement coprésidents du club, ont porté pendant de nombreuses années le maillot de l’USA, ce qui lui a donné envie de jouer au rugby dès l’âge de 5 ans dans l’école de rugby du club.

À 24 ans, épargné enfin par les pépins physiques qui l’ont empêché de disputer la finale d’honneur en 2019, il est devenu une pièce maîtresse de l’US Argelès, où il est aussi à l’aise à l’ouverture qu’à la mêlée. Bon buteur, son petit gabarit lui permet aussi de se faufiler dans les défenses adverses et donc d’être très performant pour son jeune âge.

Diplômé d’un master au STAPS de Tarbes, il a un contrat aidé au sein de l’USA et en plus, il est éducateur sportif à l’association de gymnastique volontaire et au collège René-Billères à Argelès où il s’occupe en particulier de la section rugby qui l’année dernière, a disputé les phases finales du championnat inter-académie scolaire.

Cet enfant de la vallée des Gaves qui habite à Gez est heureux de jouer avec ses copains dans son club formateur où il fait bon vivre et où il se sent si bien. Si le début de saison de l’USA est un peu compliqué, il est persuadé que les résultats vont très vite s’améliorer avec l’apport des ex-juniors qui ont participé à la finale de Régionale 1 la saison dernière et le retour à la compétition de plusieurs joueurs d’expérience pour les encadrer.

Simon Rixens (Lannemezan), le pilier au pied droit d’or

Simon Rixens (Lannemezan)
Simon Rixens (Lannemezan)
DDM – DDM – JEAN PATRICK LAPEYRADE

Un peu de lumière pour ce travailleur de l’ombre. Le 1er mai dernier, Simon Rixens a écrit une jolie page de l’Histoire moderne du CA Lannemezan. Et ce, du bout de son pied droit puisque le pilier a marqué le tir au but de la victoire, à François-Sarrat, envoyant le XV du Plateau e n Nationale 2 après un match épique contre Beauvais.

« Le stress, il n’y en avait aucun, relate le joueur de 29 ans. Il n’y avait aucun enjeu pour moi puisque cette montée, personnellement, j’étais contre. » L’absence de peur, le meilleur moyen d’être relâché. Et quelques mois plus tard, Simon Rixens ne regrette pas d’avoir réussi face aux perches. « La mayonnaise prend bien, le niveau en N2 est intéressant, je joue, donc tout va bien », sourit l’intéressé.

Pur produit lannemezanais, le joueur est tombé dans la marmite du rugby dès l’âge de 5 ans. « Et depuis, j’ai toujours joué au CAL, je n’ai jamais arrêté. » Ayant joué au talon, voire au poste de n°8, Simon Rixens, s’est fixé au poste de pilier droit chez les juniors. « Savoir aller au combat, et avoir des reins solides », tels sont les secrets du Caliste, chef de chantier et qui officie également en tant que dameur l’hiver. « Le rugby, c’est la religion du coin, indique-t-il. Ce sport ouvre tellement de portes dans la vie de tous les jours, c’est dingue. Il y a les copains, tu connais tout le monde en ville. Le relationnel, c’est très important. »

Nicolas Pène (ORBC), la tour de contrôle

Nicolas Pène (OBRC)
Nicolas Pène (OBRC)

Chez les Pène, à Bordères, c’est une famille sportive. Yves, le papa est bien connu dans le monde de la petite Reine pour avoir trusté les victoires dans les courses FSGT… Et donc Nicolas, le fiston, 37 ans, jeune retraité de l’OBRC.  « J’ai d’abord fait un peu de vélo et de basket avant de découvrir le rugby en UNSS au lycée Jean-Dupuy. Cela a été un révélateur et m’a fait signer au Stado en juniors Crabos et Reichel au poste de 3ème ligne aile jusqu’en espoirs ».

Le flanker longiligne (1,94m – 105kg) poursuit sa route en seniors au CAL lors de la saison 2008/2009. Avec à la clé le titre suprême de champion de France de Fédérale 1 (Trophée Jean-Prat) : « un de mes meilleurs souvenirs, c’est sûr, avec une saison suivante qui m’a permis de toucher au professionnalisme avec la montée en Pro D2… ».

L’année 2011 le verra rejoindre le Stade bagnérais pendant quatre ans en Fédérale 2 et Fédérale 1. Vice-champion de France Excellence B en 2012, avant une blessure sérieuse en 2015 et un rapprochement inéluctable vers l’OBRC : « j’ai choisi naturellement de revenir dans mon club de cœur en 2016, année où j’ai eu avec mon épouse mon premier fils Clément ».

Un retour aux sources, au poste de seconde-ligne, qui va voir « Nico » conquérir de nouveaux titres (champion AB Promotion en 2017, Honneur AB en 2018, Honneur Occitanie en 2019) tout en réalisant de belles campagnes nationales (demi-finaliste Promotion 2017, quart de finaliste Fédérale 3 en juin dernier).

Son expérience et son envergure dans les airs ont pleinement profité à l’OBRC vers son accession à la Fédérale 2. Et maintenant, quels projets ? « Ma décision d’arrêter a été bien réfléchie. Je vais profiter de ma famille tout en continuant à faire du sport, sans oublier de venir voir et encourager les copains le dimanche ! ».

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