Mickaël Mawem, fer de lance de l’escalade française, se frotte à l’Usine de l’Arsenal

Le champion tricolore, qui vise l’or aux JO de Paris, s’entraîne cette semaine à Tarbes, en profitant des installations modernes de l’Usine des sports.

Mickaël Mawem, le patron de l’équipe de France d’escalade (FFME), n’a pas hésité longtemps pour venir jusque dans les Hautes-Pyrénées où il trouve son bonheur de grimpeur. Pas sur le granit de la montagne voisine mais, plutôt, sur les voies artificielles du bâtiment 313 de l’Usine des Sports de Tarbes, dans le quartier de l’Arsenal, où l’Alsacien ne chôme pas durant toute la semaine. « Vous avez la chance à Tarbes d’avoir un outil comme ça, qui permet de s’entraîner dans les trois disciplines (bloc, vitesse, difficulté) avec des possibilités infinies, c’est vraiment magnifique ! », confie le champion tricolore à peine redescendu du plafond à environ 15 mètres, les doigts encore engourdis par les prises sur la « 8B », un niveau de difficulté avalé par celui qui a fini 5e du combiné (vitesse, bloc et difficulté) des Jeux Olympiques à Tokyo.

Nouvelles pratiques urbaines

Une performance d’autant plus médiatisée qu’il s’agissait d’une première olympique pour un sport qui a investi depuis quelques années, le cœur des villes pour toucher un nouveau public, amateur de sensations fortes, dont Mickaël Maewen est l’un des ambassadeurs emblématiques en France : « C’est vrai qu’on touche un nouveau public, plus jeune, que l’escalade traditionnelle ne pouvait pas atteindre. C’est, surtout, grâce à la télé que l’on peut aujourd’hui faire découvrir notre sport », se félicite le grimpeur lui-même propriétaire avec son frère Bassa, recordman de la vitesse à Tokyo en 5’45, d’une salle d’escalade en Alsace.

Et d’ajouter : « C’est important, pour nous les compétiteurs, de pouvoir nous entraîner souvent et dans de bonnes conditions dans un sport où il faut résoudre des problèmes (NDLR : comme l’équilibre, le choix des prises, de la ligne, etc.). Et pour cela, le mieux pour s’entraîner, c’est la diversité que l’on peut trouver en changeant de mur d’escalade. D’où l’importance du développement des salles dans les villes, comme celle de Tarbes qui mériterait d’accueillir une compétition internationale ».

Des supports adaptés

Justement, le président FFME (Fédération Française Montagne Escalade) des Hautes-Pyrénées, Philippe Ozun, a apprécié la fluidité du champion français tout au long des séances d’entraînement : « C’est important que ces champions trouvent des salles avec des supports adaptés, c’est-à-dire qui leur permettent de sortir avec des niveaux de difficulté élevés. Sinon, ils ne progressent pas et une salle d’escalade comme celle mise en service par le Grand Tarbes permet justement cette pratique de la compétition ».

Une Usine d’escalade de Tarbes qui devrait très vite s’élever dans la hiérarchie puisqu’elle accueillera en juin prochain, les championnats de France de la discipline.

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